L’année 2025 se clôture à +5,1 % de logements neufs vendus
Publié le 24 février 2026 à 16h30, mis à jour le 24 février 2026 à 17h23, par Virginie Kroun

Les indicateurs conjoncturels semblent se stabiliser, remarque le Pôle Habitat FFB, représentant de la construction immobilière en France.
En témoigne le léger mieux côté PIB en 2025 (+0,9 %), quasi aligné sur l’investissement des ménages (+0,8 %). Sans compter la stabilité des durées d’emprunt – vers les 250 mois –, malgré une légère remontée des taux au second semestre, avec 3,14 % au T4 2025.
À cela s’ajoute une croissance de 28,1 % de crédits immobiliers produits dans le neuf, de fin décembre 2024 à fin décembre 2025. « Cette croissance ralentit néanmoins : +9,2 % à fin décembre 2025 en glissement annuel sur trois mois », lit-on dans les tableaux du bilan dressé par le Pôle Habitat FFB, le 24 février.
Les bienfaits de l’élargissement du PTZ
On relève également des évolutions dans les coûts. Exemple : construire une maison en 2025 revenait à un prix moyen de 198 000 €. Soit -4,3 % comparé à 2024, pour un prix moyen de 207 000 € la maison de 113 m². Le résultat de l’élargissement du prêt à taux zéro sur toutes les typologies de territoires et d’habitats.
«Sur les 10 000 prêts à taux zéro distribués, 72 % d’entre eux ont aidé des primo-accédants à acquérir un logement neuf. C’est massif », souligne Christophe Boucaux, avant de poursuivre : « Sur la promotion immobilière, on est sur une augmentation des prix maîtrisée et modérée. »
« Quand on a un dispositif qui n’oppose l’individuel et le collectif, qui n’oppose pas les territoires tendus et non tendus, et bien ça marche », commente le délégué général du Pôle Habitat FFB.
Hécatombe côté investissement locatif…
L’année 2025 se clôture à +5,1 % des ventes brutes de logements neufs. 125 408 ventes ont été dénombrées côté particuliers et 53 622 côté institutionnels, contre respectivement 112 579 et 57 665 unités en 2024. Face à la moyenne à long terme, les chiffres dégringolent de 41,1 %.
Côté maisons individuelles, 67 800 ventes sont enregistrées, soit +33,5 % par rapport à 2024 et +18,5 % sur trois mois. Les ventes plongent toutefois de 42,1 % comparé à la moyenne annuelle de long terme (2006-2025).
Les résultats sont plus chaotiques en promotion immobilière, avec -6,9 % entre 2024 et 2025, voire -7,2 % sur le T4 2025. Et ce aussi bien chez les institutionnels (-7 % sur un an au T3 2025) que chez les particuliers (-6,8 % sur un an au T4 2025). Sur ce dernier segment, la primo-accession continue de progresser (+4,3 % en glissement au T3 2025). Les investisseurs s’écroulent : -51,1 % face aux résultats de 2024 et -77,2 % comparé à la moyenne annuelle de long terme (2012-2025).
Niveau production, les permis (+15,6 %) et mises en chantiers (+7,1 %) rebondissent certes entre 2024 et 2025. Mais affichent respectivement -9,9 % et 21,5 % face à la moyenne annuelle de la période 1986-2025. « Le plus important, c’est les ventes et les mises en chantiers, qui restent notre boussole », rappelle Grégory Monod, président du Pôle Habitat FFB.
Une ouverture du dispositif Jeanbrun attendue
Face au cataclysme dans l’investissement locatif, l’organisation soutient une ouverture du dispositif Jeanbrun « sur l’ancien et ouvert à l’individuel, neuf comme ancien ».
« Si on prend les 20 dernières années, chaque fois qu'on a dépassé les 410 000 logements, c'est quand la maison individuelle faisait 150 000 logements», insiste M. Monod. « On ne comprend pas comment par dogmatisme on a pu en sortir. » Car si la maison individuelle reste un rêve pour les Français, ce dernier est contraint par des réglementations, dont l’obligation de zéro artificialisation nette (ZAN) des sols. Si des mesures d’assouplissement sont prévues dans la loi TRACE, l’examen est sans cesse reporté.
Un levier législatif qui donne espoir au Pôle Habitat FFB : le projet de loi décentralisation, qui doit être abordé après les municipales. « Il y a peut-être une accroche là-dessus, sur le volet logement, pour permettre d'ouvrir un dispositif sur l'individuel et puis d'affiner les choses sur l'ancien », confie son président.
Peut-être cela relancera l’activité des promoteurs immobiliers en 2026, tant espérée par la FPI, après une année 2025 « catastrophique ». L’enjeu est de taille face à la crise du logement, cette « bombe sociale » crainte par la FFB qui explose « à tous les niveaux ». En témoignent les derniers chiffres de la Fondation pour le logement des défavorisés, qui dénombre 4 millions de personnes mal-logées en France.
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