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Limoges teste le liège dans le bitume pour des routes moins bruyantes

Une expérimentation menée par Limoges Métropole, l'Université de Limoges, le Cerema, et l'entreprise Colas a été lancée jeudi dernier à Limoges. Cette expérience sur trois ans vise à tester un nouvel enrobé contenant des granulats de liège pour atténuer les bruits de la circulation sur les routes.
Publié le 19 avril 2021

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Limoges teste le liège dans le bitume pour des routes moins bruyantes - Batiweb

Après les routes moins polluantes et recyclables, des experts veulent développer des routes moins bruyantes grâce à l'introduction de liège dans la formulation du bitume. Une expérimentation a en effet été lancée à Limoges pour évaluer la réaction et l'efficacité d'un nouvel enrobé intégrant des granulats de liège. Ce dernier a commencé a être posé jeudi dernier sur le très fréquenté boulevard Valoine.

 

« Trois ou quatre tonnes sont livrées à l'usine pour être intégrées à l'enrobé. Il sera composé de gravillons, de bitume et de 0,5 à 1% de liège », précise Julien Beauveil, de chez Colas.

 

« Le liège est un isolant phonique bien connu. Les premiers tests en laboratoire, à l'aide d'une voiture miniature ont confirmé une atténuation des sons. Mais il faut aussi regarder l'impact de la météo, de la poussière, des résidus de pneus sur ce nouveau procédé et étudier la durabilité du revêtement », explique de son côté Patrick Tardieux, directeur des études techniques au sein de Limoges Métropole.

 

Comparer les performances acoustiques d'un nouveau type d'enrobé

 

Concrètement, des sonomètres installés sur des portions de routes permettront de comparer la réaction au bruit de la circulation entre un enrobé classique, un enrobé phonique traditionnel, et le nouvel enrobé contenant du liège.

 

Une autre expérimentation devrait avoir lieu l'année prochaine sur l'avenue Adrien Tarrade une route plus « fermée », entourée d'immeubles, de maisons et d'arbres, pour étudier l'impact direct sur les riverains et voir s'ils ressentent une « différence notable » au quotidien.

 

Ce nouvel enrobé coûte pour le moment 50 % plus cher qu'un enrobé phonique classique, mais le spécialiste de chez Colas assure que son prix pourrait être réduit s'il était produit à plus grande échelle. Il pourrait alors coûter seulement 5 à 10 % de plus.

 

Côté approvisionnement, le liège est pour le moment importé du Portugal, mais Patrick Tardieux espère que des fournisseurs locaux seront trouvés si l'expérience est reconduite à plus grande échelle.

 

Claire Lemonnier (avec AFP)

Photo de une : Adobe Stock

 

Par Redacteur

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