Baisse des loyers dans le social : les départements opposés au projet Vie des sociétés | 03.10.17

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La stratégie logement du gouvernement s’est attirée les foudres d’un bon nombre d’acteurs du secteur mais pas que ! En effet, dans un communiqué daté du 2 octobre, l’Assemblée des départements de France demande la mise en place d’un moratoire sur le financement du logement social pour engager une « véritable concertation » avec tous les acteurs concernés. Fortement opposée à la baisse des loyers dans le parc social, l’association espère la révision du projet.
En matière de logement, le Projet de loi de finances pour 2018 n’en a pas fini de créer la polémique. Si le document prévoit un budget en baisse de 18% en deux ans, c’est la diminution des aides personnelles au logement (APL) dans le logement social qui est actuellement au cœur du débat.

En effet, pour compenser la baisse des APL, les bailleurs sociaux ont été appelés à baisser les loyers du parc social, une annonce pointée du doigt par le Mouvement HLM. Les acteurs du logement social ont rapidement été soutenus par de nombreux acteurs du secteur, et aussi par les régions et les départements qui n’ont pas manqué de faire part de leurs inquiétudes.

Des mesures peu bénéfiques pour le logement

Dans un communiqué publié lundi 2 octobre, l’Assemblée des départements de France (ADF) a exprimé son mécontentement estimant que les décisions prises par le gouvernement ne reflètent pas son engagement en faveur du logement.

« Alors que le gouvernement souhaite relancer la croissance en s'appuyant sur un grand plan d'investissement, les Départements de France soulignent combien les décisions prises par l'Etat pour le financement du logement social contredisent cette volonté », indique l'ADF.

L’association considère que la baisse des loyers des logements sociaux va fragiliser l’action des bailleurs sociaux sur l’ensemble des territoires. « Au-delà du déséquilibre financier probable, c'est leur capacité à produire, à rénover et à s'inscrire dans la transition énergétique qui sera durablement amputée », poursuit-elle.

L’ADF demande ainsi  la mise en place « d’un moratoire sur le financement du logement social ». En effet, les départements espèrent voir le projet « réexaminé et repensé à long terme » ; un travail qui doit être conduit « en concertation avec l’ensemble des acteurs publics concernés ».

« Cette décision, prise à nouveau, sans concertation va freiner la construction à un moment où les collectivités sont invitées à renforcer et mieux répartir l’offre locative sociale pour atteindre les objectifs de la loi SRU », conclut-elle.

R.C
Photo de une : @Fotolia
Redacteur

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