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LGV Toulouse-Bordeaux : une première autorisation environnementale pour la SNCF

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Publié le 06 février 2026 à 14h20, mis à jour le 06 février 2026 à 15h59, par Raphaël Barrou


Le préfet d’Occitanie a accordé une première autorisation environnementale pour la LGV Bordeaux-Toulouse, un projet controversé à 14 milliards d’euros. Les collectivités appellent désormais Sébastien Lecornu à se prononcer.
©Adobe Stock
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C'est une décision qui doit prouver la « volonté de l'État de poursuivre le projet ». Le préfet d'Occitanie a annoncé jeudi 5 février qu'une première autorisation environnementale avait été délivrée à la SNCF dans le cadre de la préparation des travaux de la ligne à grande vitesse Bordeaux-Toulouse. 

Dans un communiqué, la préfecture précise que cette autorisation rend possible « les opérations nécessaires à la réalisation des sondages géotechniques et diagnostics archéologiques, en dehors des zones boisées qui seront concernées à l'automne 2026 ».

La LGV Toulouse-Bordeaux, dont la construction a débuté en 2024 par des travaux dans la périphérie des deux métropoles, doit notamment permettre de relier en 2032 Toulouse à Paris en 3 heures et 10 minutes, gagnant plus d'une heure sur le temps de voyage actuel.

Les collectivités locales pressent Sébastien Lecornu

 

La création d'un « Observatoire socio-économique et environnemental » a été annoncée par la même occasion par la préfecture. Il devrait, selon cette dernière, permettre de s'assurer de « l'évaluation des effets du projet dans les territoires et du retour à un équilibre fonctionnel de l'environnement humain, naturel et économique »

Par ailleurs, les collectivités locales favorables au projet s'inquiètent de son éventuelle ouverture à des acteurs privés. Ils ont écrit le même jour à Sébastien Lecornu pour lui demander de « clarifier la position de l'État », lui reprochant de se contenter d'attendre les conclusions du Conseil d'orientation des infrastructures, qui doivent intervenir fin mars. 

Le chantier est estimé à 14 milliards d'euros, financés à 40 % par l'État, 40 % par les collectivités locales d'Occitanie et de Nouvelle-Aquitaine et 20 % par l'Union européenne.

Une estimation nettement sous-estimée selon le collectif opposé au projet LGV non merci, qui affirme qu'il coûtera au moins 10 % plus cher que prévu. 

Avec AFP

Raphaël Barrou
Journaliste - Batiweb

Raphaël Barrou est journaliste à la rédaction de Batiweb. Passionné par le monde du bâtiment et de l’immobilier, il s’intéresse en particulier aux actualités de travaux de rénovation et à l’avenir du secteur de la construction concernant l’utilisation de l’IA et de la robotique.

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