Plan relance logement : un « signal positif » selon la Filière béton
Publié le 06 février 2026 à 14h05, mis à jour le 06 février 2026 à 16h43, par Raphaël Barrou

« Ce plan de relance est [...] un signal positif que nous accueillons avec un vrai sentiment de soulagement. » Pour Xavier Guesnu, président de la Filière béton, le plan « relance logement » présenté par Sébastien Lecornu et Vincent Jeanbrun, le ministre du Logement, est bienvenu.
Notamment l'annonce des deux millions de logements à construire d'ici 2030, soit 400 000 logements par an dès 2026. Dans un communiqué de presse daté du 2 février, la Filière béton dit « [souscrire] à cette ambition qui replace la problématique du logement au cœur des priorités politiques du pays ».
Des décisions qui protègent des emplois, selon la Filière béton
L'organisation, qui réunit plusieurs syndicats du secteur, estime que ces décisions vont permettre de protéger des emplois mais précise aussi : « si elle relève de l’urgence, cette dynamique doit aussi contribuer aux enjeux fondamentaux de décarbonation et de transition écologique au cœur des territoires. Le pays doit donc relever le triple défi de construire rapidement, durablement et à coût maîtrisé le parc de logements décarbonés français. »
La Filière béton s'appuie sur les préconisations du rapport Rivaton, rendu en juillet 2025 auprès du ministère du Logement, pour demander des mesures concernant la RE2020.
Par exemple, elle demande la sortie des IGH (Immeubles grande hauteur) des jalons allant au-delà de 2025, ou encore la pondération des impacts en fonction de la durée de vie du bâtiment.
« La relance de la construction ne doit pas se faire à n'importe quel prix », selon Xavier Guesnu
« Nous alertons depuis longtemps sur la crise du logement qui pèse si durement sur le développement de notre pays et l’avenir des Français », poursuit Xavier Guesnu.
« La relance de la construction, à laquelle notre filière entend contribuer activement en première ligne, ne doit pas se faire à n’importe quel prix. L’urgence ne devra rien sacrifier à la décarbonation, à la durabilité des ouvrages, à la sécurité et enfin au bien-être des occupants. Pour relever ce défi, l’heure n’est plus au dogmatisme. La réglementation RE 2020 doit être ajustée d’urgence pour fixer ce cadre de manière raisonnée, avec un traitement équitable entre matériaux et solutions constructives. »
Par Raphaël Barrou














