Digitalisation : « Il y a des solutions, le bâtiment doit s'en saisir » (FlexThings) Vie des sociétés | 29.06.20

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Le 11 juin dernier, le CSTB Lab' annonçait avoir fait entrer quatre nouvelles start-up au sein de son incubateur. Ces dernières font la part belle à la digitalisation des entreprises et de leurs process. Parmi elles, FlexThings, propose différentes solutions pour aider les entreprises à optimiser le traitement de leurs données. Le point avec Hugues Drion, son fondateur.

Le CSTB Lab' vient d'intégrer quatre nouvelles start-up au sein de son accélérateur, autour de la thématique « Outils et méthodes pour le chantier ». Il s'agit d'Epidherm, un logiciel de generative design qui associe les algorithmes au calcul du cloud pour générer des solutions spécifiques à chaque projet, de Reso 3D, une application mobile permettant de dresser le plan des réseaux souterrains afin d'en connaître la nature et la position exacte en 3D, de Baulders, une plateforme SAAS collaborative de gestion de projets dans le construction, utilisant l'intelligence artificielle, et de FlexThings, qui promeut des solutions pour la digitalisation dans les entreprises. Déjà bien implantée dans le secteur industriel, FlexThings ambitionne désormais de se développer dans le secteur du BTP, encore trop souvent en retard en ce qui concerne la digitalisation.

 

Créée en 2015, FlexThings propose des solutions de digitalisation et d'optimisation du traitement des données pour les entreprises. « On parle de PLM dans l'industrie, et de BIM dans le bâtiment », précise Hugues Drion, son fondateur, qui a auparavant travaillé chez Autodesk comme directeur de la branche manufacturing.

 

Le principe de FlexThings ? Equiper les « produits » ou « machines » de capteurs - dans le bâtiment, il peut s'agir d'un ascenseur, d'une climatisation, d'un système de chauffage... - pour récupérer les informations, et faire en sorte qu'elles soient facilement accessibles pour l'opérateur sur le terrain ou à distance, et remontées sur « un digital cockpit » adaptable en fonction du contexte d’intervention, et en particulier grâce à la réalité augmentée ou assistée.

 

Pour cela, FlexThings a intégré la technologie « Expert Téléportation » en décembre dernier, qui permet de faire de l’assistance à distance grâce à la réalité assistée.

 

« L'objectif, c'est d'avoir un opérateur sur site qui fasse du montage travaux neufs, de la maintenance, de l'audit, et en parallèle un expert qui le guide à distance depuis son PC. Ce qui a intéressé le CSTB Lab', c'est que l'opérateur ait accès à un expert à distance, sans que ce dernier n'ait besoin de se déplacer », précise Hugues Drion.

 

Il faut dire que cette technologie est particulièrement intéressante dans le contexte actuel de limitation des déplacements, que ce soit pour raisons sanitaires ou environnementales, avec les objectifs de réduction d'émissions de CO2.

 

Convaincre le secteur du BTP

 

« Nous avons déjà beaucoup de clients dans l'industrie, des groupes comme EDF, Total, Veolia, Vinci, Spie... qui utilisent nos solutions, notamment parce qu'ils ont beaucoup d'équipes qui font de la maintenance sur le terrain. Or, d'après le CSTB, ces solutions peuvent tout à fait être largement déployées dans le bâtiment. Il nous ouvre ses portes et son carnet d'adresse pour aller vers le secteur du BTP (…) Le bâtiment doit se saisir de ces solutions qui sont disponibles dès demain », souligne Hugues Drion.

 

Concurrencer les solutions américaines

 

Alors que les solutions de visioconférence les plus fréquemment utilisées sont quasiment toutes d'origine américaine, FlexThings travaille à les concurrencer, en s'affichant comme une solution française, indépendante, et totalement sécurisée en ce qui concerne la gestion des données.

 

« Les outils de visioconférence les plus utilisés actuellement sont américains donc c'est la propriété de l'Etat américain par le patriot Act ou le cloud Act. Les sociétés américaines peuvent utiliser ces données pour les monnayer auprès d'autres entreprises. Nous sommes la seule solution sécurisée et qui empêche les données d'être utilisées par les réseaux sociaux », insiste le fondateur de FlexThings.

 

Propos recueillis par Claire Lemonnier

Photo de une : FlexThings

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