Électriciens : comment améliorer leurs conditions de travail ? Vie des sociétés | 12.02.20

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Électriciens : comment améliorer leurs conditions de travail ? Batiweb
La fédération des SCOP du BTP, la FFIE, le SERCE, la CAPEB et l’OPPBTB, s’engagent pour améliorer les conditions de travail des électriciens, qui représenteraient 170 000 salariés actifs en France. Pour comprendre les difficultés éprouvées par ces professionnels et trouver ce qui pourrait être amélioré, les organisations lancent ensemble une étude métier à partir d’informations quantitatives et qualitatives, et de l’observation de cette activité.

La Fédération du SCOP du BTP, la FFIE, le SERCE, la CAPEB, l’OPPBTP, se sont rendus compte que le métier d'électricien fait partie des trois professions du BTP les plus touchées par les troubles musculo-squelettiques (TMS). Le constat étant établi, ces organisations s’attèlent maintenant à la résolution de ce problème, et plus généralement aux conditions de travail des électriciens.

 

Pour Paul Duphil, secrétaire général de l’OPPBTP, cette démarche « démontre une réelle implication et une volonté́ de faire évoluer les pratiques de cette profession ».

 

Une intervention nécessaire…

 

Cette étude métier s’inscrit dans un programme lancé par l’OPPBTP nommé « Horizon 2020 ». Les études de ce programme reposent sur une méthodologie particulière : la MAECT (Méthode d’Analyse et d’Évalution des Conditions de Travail).  

 

Cette méthodologie repose sur une phase d’observation et d’analyse qui conduit à la proposition de recommandations. Une fois ces recommandations transmises, une Commission d’amélioration des conditions de travail est instaurée pour développer les actions préalablement proposées.

 

Pour proposer des solutions adaptées, les organisations du BTP associent à la phase d’observation une métrologie spécifique à l’exercice du métier d’électriciens avec :

  • Poussières totales à minima pour des phases de découpes ou de percement ;
  • Dosimétries (ambiance sonore) pour chaque salarié observé ;
  • Cardiofréquencemétrie pour chaque salarié observé ;
  • Température et hygrométrie relevées (ambiance climatique) ;
  • Mesures de vibration en fonction des techniques de pose utilisées.

 

…sur des travaux quotidiens

 

Lors de cette étude métier, les organisations étudieront la pose d’équipements terminaux (lampes, appareillages) au plafond à l’aide d’un matériel électroportatif. Pour que les propositions d’amélioration de l'étude soient efficaces, cette situation de travail devra être observée dans quatre chantiers distincts de différentes régions françaises, dans le cadre de chantiers de rénovation ou de nouvelles constructions.

 

J.B

Photo de une ©Adobe Stock 

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