L’IFCT forme les futurs courtiers en travaux AMO

Vie des sociétés | 14.09.21
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Il y a deux ans, Olivier Manaud, économiste de la construction et ancien assistant maître d’ouvrage (AMO), lance l’Institut de Formation des Courtiers en Travaux (IFCT). A travers une formation 100 % digitale, l’établissement veut valoriser auprès du plus grand nombre le métier de courtier en travaux et rendre ces futurs professionnels plus indépendants.

Fondé officiellement à la fin de l’été 2019, l’IFCT a accueilli ses premiers stagiaires en 2020. Leur objectif ? Se former, sur une durée de quatre à huit mois et à travers une formation certifiée Qualiopi, au métier de courtier en travaux AMO.

Un médiateur de plus en plus sollicité

Un métier de plus en plus indispensable, à l’heure où la démocratisation du télétravail et les mesures gouvernementales en termes de rénovation énergétique, incitent les propriétaires à transformer leur maison. Commencent alors des travaux où le budget, le cahier des charges, les délais et imprévus sont difficiles à gérer pour un propriétaire. 

Par son expertise dans le domaine et les métiers impliqués, le courtier en travaux devient un médiateur auprès des artisans et évalue les coûts de travaux avec les agents immobiliers. Ainsi, ce professionnel économise du temps et de l’argent aux propriétaires. Olivier Manaud, fondateur l’IFCT, a découvert le métier au Forum de l’Habitat à Quimper en 2018 et s’est rendu compte qu’il était « à quelque chose près, la même chose que le métier d’assistant à maîtrise d’ouvrage. Il en est même quasiment la transposition pour les particuliers qui désirent faire rénover leur maison », précise l’ancien AMO.

Disponible en initiale, en continue et 100 % en ligne, le cursus de l’IFCT est accessible pour tout candidat doté de préférence d’une expérience professionnelle ou d’un bac +2. Il regroupe 480 heures de cours, réparties en 16 modules de 30h, enseignant les savoirs fondamentaux du métier : estimer des coûts travaux, mener une étude de faisabilité en matière d’urbanisme, constituer un réseau d’artisans, négocier des devis, gérer les litiges en construction…

Rendre une profession plus indépendante

Des compétences que chaque stagiaire peut acquérir par l’accès à une boite à outils, à des vidéos, à d’autres références supplémentaires voire à un coaching personnalisé. Cet accompagnement peut s’étendre de 3 à 12 mois et porter sur la création d’entreprise, sur le plan administratif et juridique. L’IFCT se propose également d’aider, en cas de besoin, à chiffrer les travaux des dix premiers projets ou résoudre une difficulté de suivi de chantier.

De cette façon, le futur courtier en travaux AMO aura toutes les clés en mains pour s’établir à son propre compte. Une opportunité rare, pour une profession le plus souvent exercée via des réseaux de franchise. Cette configuration a ses avantages, car la formation coûterait cinq à dix fois moins cher et s’accompagne d’un salaire mensuel d’environ 2500 euros net au bout de deux ans, et de 4000 euros au bout de trois ans. 

Or, selon l’IFCT travailler en franchise aurait ses retombées financières. « D’abord, parce que le contenu de la formation sera plus ou moins qualitatif en fonction du réseau choisi (…) Ensuite, parce qu’il faut payer des frais d’entrée et rétrocéder un pourcentage du chiffre d’affaires. Un poids financier très lourd à court, mais aussi, à long terme », commente l’établissement dans un communiqué.

C’est pour cette raison que l’IFCT requiert une seule mise de fonds de 2 400 euros. A travers de tels tarifs, l’IFCT tend à encourager les candidatures et augmenter le nombre de 25 stagiaires formés chaque année, selon les chiffres de 2021, à 50 dans le futur. 

Virginie Kroun
Photo de une : Adobe Stock

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