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L’Irlande engagée pour un monde « plus vert »

A l’occasion de la Saint-Patrick, le 17 mars dernier, Enterprise Ireland, organisation gouvernementale en charge du développement des entreprises irlandaises à l’international, a lancé sa campagne « Ready for a green future ». Le but, soutenir l’innovation et notamment le déploiement de solutions « durables ». Lors d’une visioconférence, Pat Barry, CEO de l’Irish Green Building Council, a évoqué les travaux menés pour des bâtiments plus performants, et les liens entretenus par l’organisme avec l’Alliance HQE et le CSTB.
Publié le 18 mars 2021

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L’Irlande engagée pour un monde « plus vert » - Batiweb

La campagne « Ready for a green future » lancée le 17 mars 2021 par Enterprise Ireland valorise les efforts réalisés par les « innovateurs » irlandais pour répondre aux enjeux de durabilité dans les différents secteurs d’activité : agriculture, construction, énergies renouvelables, Smart City et Smart Energy.  

Lors d’une visioconférence, Leo Varadkar, vice-Premier Ministre de l’Irlande a déclaré : « Le changement climatique nous affecte tous. La transition vers une économie bas carbone est une priorité pour l’Irlande ». Pour ce faire, un effort global est indispensable, et les entreprises ont un « rôle à jouer ». L’Irlande est engagée à réduire ses émissions de 7% par an d’ici 2030 et à atteindre la neutralité carbone à l’horizon 2050, a -t-il précisé, des objectifs désormais inscrits dans la loi Climat de l’Irlande. La reprise doit être « verte », les investissements durables doivent être privilégiés. Cela implique « un énorme changement » dans la façon « dont on utilise l’énergie, dont on gère nos déchets ». 

Construire et rénover plus durablement 

La visioconférence organisée à l’occasion de la Saint-Patrick a compté sur la participation de Pat Barry, CEO de l’Irish Green Building Council, un organisme créé en 2011 et dont les missions visent principalement à penser des pratiques pour construire et rénover plus durablement, des méthodes qui peuvent ensuite donner lieu à des réglementations, comme par exemple le « passeport rénovation ». 

Pour ce faire, l’association collabore avec le Gouvernement et les industries pour trouver des solutions à des défis de taille, comme par exemple, « comment introduire une norme de performance minimale pour les bâtiments ». « C’est assez complexe, nous convions toute la chaine de valeur (constructeurs, investisseurs, entrepreneurs, universitaires, fabricants…) du secteur du bâtiment pour proposer des outils qui permettent d’atteindre nos objectifs ». 

Quels sont les outils mis à disposition ? Pat Barry indique que l’association développe des certifications « pour améliorer la qualité et la durabilité des bâtiments ». L’Irish Green Building Council a par exemple déployé un index de performance pour la construction neuve qui est une priorité pour le pays. « L’Irlande a une population croissante. Nous prévoyons de construire près de 500 000 logements au cours des 20 prochaines années ». 

L’organisme développe également un programme pour l'émergence de nouvelles technologies, autour de la donnée notamment, les données étant particulièrement importantes pour justifier de la performance des produits. Il cite en ce sens, l'exemple français avec les Fiches de déclaration environnementale et sanitaire (FDES) qui permettent d’informer l’utilisateur des impacts environnementaux d’un produit, des fiches qui sont établies après analyse du cycle de vie. 

Dans le cadre de ses travaux, l’Irish Green Building Council collabore avec des entités à l’envergure internationale, notamment avec l’Alliance HQE en France ou encore le DGNB en Allemagne. Ensemble, ils réfléchissent « à la manière de rendre l’Europe plus durable ». 10 pays sont engagés pour que l’énergie ne soit pas le seul paramètre pris en compte pour définir la performance d’un bâtiment, mais que les émissions de carbone et la consommation des ressources soient également analysées sur tout le cycle de vie du bâtiment. 

L’organisme travaille par ailleurs avec le CSTB sur le développement de solutions pour la rénovation, comme par exemple une plateforme digitale pour permettre aux occupants d’engager facilement des travaux « importants et de haute qualité ».  L’objectif étant de procéder à 50 000 rénovations. 

Enfin, pour construire bas carbone et préserver les ressources, Pat Barry appelle à intégrer à tout projet, les principes de l’économie circulaire. 

La digitalisation pour optimiser les process 

Andy O’Gorman, EMEA Business Development manager chez AMCS, un logiciel pour l’industrie des déchets et du recyclage, a apporté son éclairage sur les nouvelles technologies au service d’un monde moins carboné. 

La digitalisation permet de « réduire les risques opérationnels de l’entreprise et améliore la durabilité », a-t-il assuré. En termes de logistique, des conteneurs de déchets équipés de capteurs peuvent transmettre de la donnée et permettre une planification « intelligente » de la collecte, évitant ainsi de mobiliser inutilement des camions.  

Les entreprises sont soumises à de fortes pressions pour rester « compétitives et rentables ». La transformation numérique leur fournit les armes pour être disponible à tout moment pour leurs clients, pour communiquer et aussi diffuser les bonnes pratiques. Une gestion optimisée des déchets les inscrit dans une démarche d’économie circulaire, et l’on sait que les consommateurs d’aujourd’hui « recherchent activement des entreprises soucieuses de l’environnement », a-t-il dit. 

L’intelligence artificielle, le machine Learning « vont jouer un rôle important pour verdir l’avenir ». « Nous ne sommes pas loin du déploiement de caméras intelligentes capables de détecter automatiquement une possible contamination », signale-t-il. Dans un autre registre, les MRF, Material Recovery Facility ou Sites de traitement des déchets sont appelés à se doter de solutions intelligentes. « On voit déjà des idées émerger pour rendre ces installations connectées ». 

Rose Colombel
Photo de une : ©Adobe Stock

Par Redacteur

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