La situation financière des bailleurs sociaux est « solide » selon l’ANCOLS Vie des sociétés | 27.11.19

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Dans un nouveau rapport, l’Agence nationale de contrôle du logement social (ANCOLS) évalue l’efficacité et l’efficience des organismes HLM. Il en ressort que le secteur fonctionne plutôt bien. « Un nombre limité d’irrégularités » a été observé et les bailleurs font preuve d’un certain dynamisme. Parmi les points négatifs soulevés, un déficit d’accueil de ménages aux ressources « les plus faibles ».

Dans un rapport établi à partir de son activité 2018, l’ANCOLS dresse le portrait du monde HLM ; un secteur qui se caractérise globalement « par un nombre limité d’irrégularités et de dysfonctionnement ainsi que par une réelle dynamique sociale ».

 

Le rapport souligne aussi « la réalité du professionnalisme et des dynamiques de progrès au service des ménages logés, constatés chez la plupart des bailleurs ». Si des manquements ont été observés, l’Agence insiste qu’ils « ne doivent pas masquer le sérieux global des organismes et les efforts effectués ».

 

Pour une meilleure gestion du parc

 

Concernant la situation financière des organismes HLM, elle demeure « solide » malgré la réduction de loyer de solidarité (RLS). Ils doivent cependant améliorer leur efficience de gestion qui, jusqu’alors, est « insuffisamment inscrite dans les priorités de l’ensemble du secteur ». Les coûts de gestion sont parfois « trop importants » ou « à mieux maîtriser ».  

 

Le régulateur propose l’hypothèse d’un alignement des coûts de gestion sur les organismes « les plus efficients » réunis par catégorie selon divers critères (taille et âge du parc, part de logements individuels, etc.). Une telle organisation pourrait permettre de réaliser près d’un milliard d’euros d’économies, « et cela sans prise en considération des économies d’échelle attendues du mouvement de restructuration engagé par la loi Elan ». Ces économies impliquent « nécessairement des actions dans la durée et des évolutions structurelles internes aux organismes », souligne l’ANCOLS.
 

S’agissant la politique d’attribution des organismes, l'agence note que les bailleurs sélectionnent bel et bien les ménages dont les revenus sont en dessous des plafonds réglementaires mais note « un déficit d’accueil de ménages aux ressources les plus faibles ». L’ANCOLS se réfère enfin aux personnes âgées et au vieillissement de la population. « Cette situation implique une attention et une mobilisation accrues de la part des organismes ».

 

R.C

Photo de une : ©Adobe Stock

 

Redacteur

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