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Retards sur les chantiers : « Cela tend les relations », selon la FFB Grand Paris IDF

La Fédération Française du Bâtiment (FFB) du Grand Paris Île-de-France organisait un point de conjoncture ce vendredi 16 septembre. Si la croissance prévue reste positive pour 2022, Édouard Durier, son vice-président, a estimé que la situation était tendue, en raison des hausses de prix et difficultés d’approvisionnement, entraînant des retards de chantiers.
Publié le 16 septembre 2022

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Retards sur les chantiers : « Cela tend les relations », selon la FFB Grand Paris IDF - Batiweb

Ce mardi, Olivier Salleron, président de la Fédération Française du Bâtiment (FFB), faisait état d’une croissance de +3,9 % de l’activité du bâtiment au premier semestre 2022. La fédération constatait également un retournement de situation, avec un ralentissement du segment entretien-amélioration (-5,5 % entre le T2 2019 et le T2 2022), et un regain de dynamisme côté construction neuve, notamment dans le non-résidentiel.

Vendredi 16 septembre, c’était au tour d’Édouard Durier, vice-président de la FFB Grand Paris Île-de-France en charge des affaires économiques, de présenter la conjoncture à l’échelle de la région.

Le vice-président de la FFB Grand Paris Île-de-France a évoqué une rentrée « tendue ». « L’ambiance n’est pas toujours sereine », a-t-il reconnu, faisant notamment référence aux hausses de prix et difficultés d’approvisionnement, et appelant les différents acteurs à « se serrer les coudes ».

 

Une croissance qui se maintient malgré un contexte tendu

 

Pour l’ensemble de l’année 2022, la FFB francilienne prévoit +4,6 % d’activité en valeur, mais -0,7 % en volume. Dans le détail, la construction neuve enregistrerait une baisse de 2,1 % par rapport l’année 2021, et même de 17,3 % par rapport à 2019.

« Le logement neuf bat de l’aile », a estimé Édouard Durier, alors que les mises en chantier ont baissé de 16,1 % par rapport à 2022. Toutefois, côté permis de construire, les chiffres restent très hauts. Sur les six premiers mois de l’année, la FFB francilienne enregistre +21 % de permis par rapport à la même période de 2021, notamment en raison de l’effet rebond lié à l’entrée en vigueur de la Réglementation Environnementale 2020 (RE2020).

Tout comme la fédération nationale, la FFB Grand Paris IDF constate également un regain de dynamisme pour le non-résidentiel neuf : « Le non-résidentiel neuf sort de l’ornière et apparaît comme la surprise de ces six premiers mois 2022 », note Édouard Durier. Ainsi, sur le premier semestre, le nombre de mises en chantier est en hausse de 20,6 %, et de 22,7 % pour les permis de construire.

Côté entretien-rénovation, la fédération francilienne prévoit +0,5 % en volume sur l’année 2022. Son vice-président souligne que le segment de la rénovation énergétique reste très dynamique, grâce à l’élargissement de MaPrimeRénov’, notamment aux copropriétés. Cette dynamique devrait par ailleurs se poursuivre, alors que 1,2 millions de passoires énergétiques seraient à rénover en Île-de-France, soit près d’un quart du parc immobilier.

Édouard Durier précise toutefois que le coût des travaux de rénovation énergétique reste un frein important, notamment dans un contexte de hausse des prix des matériaux.

Le vice-président de la FFB Grand Paris IDF est également revenu sur les difficultés d’approvisionnement, retardant parfois les chantiers, et créant des tensions entre les différents acteurs. 

« Des maîtres d’ouvrage nous menacent de pénalités, mais évidemment on ne va pas accepter des pénalités sur des matériaux qui n’arrivent pas, et donc des délais qu’on ne maîtrise pas. Donc tout cela tend un peu les relations sur les chantiers entre les maîtres d’ouvrage, les maîtres d’œuvre, les entreprises et les fournisseurs », a-t-il expliqué. « L’ambiance est un peu compliquée sur certains chantiers alors qu’on fait tout ce qu’on peut. Nous, au sein de la FFB Grand Paris Île-de-France, on prône le serrage de coudes », a-t-il ajouté.

Interrogé sur les arrêts de chantiers, le vice-président a estimé que la situation ne s’était pas généralisée, avec moins de 10 % d’entreprises du bâtiment ayant fait face à des arrêts.

 

Claire Lemonnier
Photo de une : Adobe Stock

Par Claire Lemonnier

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