Travailler plus, pour gagner plus est envisageable pour les professionnels du BTP Vie des sociétés | 29.05.18

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Une nouvelle étude signée MisterTemp’ révèle que 82,1% des professionnels du BTP sont prêts à travailler plus de 35h par semaine pour gagner plus. Sont-ils pour autant disposer à sacrifier des jours de congés, à avoir un second emploi ou encore à déménager ? Eléments de réponse.
Un précédent sondage réalisé par MisterTemp’ révélait que 91,3% des acteurs du BTP ne comptaient travailler « aucun jour férié de mai ». Parmi eux, 97% déclaraient néanmoins qu’ils seraient prêts à exercer leur activité s’ils étaient payés plus ou s’ils pouvaient choisir un jour de récupération.

Cette fois-ci, l’agence d’intérim en ligne a interrogé les professionnels du secteur pour savoir jusqu’où ils iraient pour voir leur revenu augmenter.

« Seriez-vous prêts à travailler plus de 35h semaine, pour gagner plus ? » Sachant que 63% des artisans travaillent plus de 50 heures par semaine (dont 24% plus de 60 heures), il n’est pas étonnant de voir que 82,1% des professionnels interrogés répondent positivement à la question. 68,2% indiquent ainsi être prêts à travailler 42h ou plus par semaine pour gagner plus.

17,9% des sondés déclarent être prêts à avoir un deuxième emploi. Quant au travail de nuit ? 19,7% approuvent l’idée si en retour, ils obtiennent 50% de salaire en plus.

MisterTemp’ a également demandé aux professionnels s’il était envisageable pour eux de travailler le dimanche ? Le travail le week-end n’étant pas rare dans le secteur, 52,2% des interrogés ont répondu « oui ».

Et les congés dans tout cela ? 40,6% des professionnels ne sont pas disposés à sacrifier des jours de vacances. Et seuls 24,8% sacrifieraient 5 jours de leurs congés.

Travailler plus, oui. Déménager, non.

Si les professionnels du BTP sont prêts à bien des sacrifices pour gagner plus, ils tiennent à leur région et à leur pays. 68,3% des professionnels du BTP ne seraient pas prêts à changer de région pour gagner plus.

Quant à un changement de pays ? Ce n'est pas une option pour une (très) large majorité de professionnels, le chiffre atteignant les 84,5%.

R.C
Photo de une : ©Fotolia
Redacteur

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