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Comment gérer les risques incendie sur chantier ?

Face aux incendies découlant des fortes chaleurs et de la sécheresse de cet été, un renforcement sécuritaire des chantiers face à ces risques est nécessaire. PmSm, spécialiste français de l’assistance médicale en milieu professionnel, a tenu à exposer les points de vigilance pour une meilleure gestion des incendies dans le BTP.
Publié le 19 septembre 2022

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Comment gérer les risques incendie sur chantier ? - Batiweb

La sécheresse et les vagues de chaleurs menacent la sécurité dans le bâtiment. Et le spectre de dangerosité est large, allant du phénomène de retrait-gonflement des sols argileux aux incendies sur chantier.

L’occasion pour PmSm, spécialiste de l’assistance médicale en milieu professionnel, de faire une piqûre de rappel sur la marche à suivre lors de la gestion des risques incendie.

Philippe Borel, médecin et président de PmSm, insiste sur un premier point : la présence obligatoire d’une infrastructure médicale pour les chantiers et sites industriels de plus de 200 personnes (collaborateurs et sous-traitants compris). Une disposition du Code de Travail qui avait d’ailleurs incité PmSm à déployer les grands moyens pour les chantiers en milieu hyperbare.

Savoir identifier les risques d’incendie


Mais pour ce qui est de la prévention anti-incendie sur chantier, PmSm appelle aussi les professionnels du BTP à déterminer les risques d’incendie.

Les sources sont diverses, pouvant être d’ordre climatique (foudre) ou chimique (colles, solvants). Les risques électriques ou mécaniques (défaut électrique, ou utilisation d’une machine provoquant des étincelles) comme thermiques (appareils créant des points chauds : chalumeau, poste à souder) sont aussi à surveiller.
 
Autre point de vigilance : le risque humain, tel que le mégot de cigarette jeté non loin d’un matériau inflammable.

Des règles pour prévenir les risques


Quand les risques sont identifiés, PmSm appelle à ce qu’une réglementation et/ou des installations incitent aux bonnes pratiques.

Parmi ces bonnes pratiques, on relève par exemple : 

  • La surveillance des points de chute d’une meuleuse ;
  • L’éloignement des éléments inflammables (bouteille de gaz, solvants…) de toute source d’étincelle ;
  • L’aménagement d’un coin fumeur, afin d’éviter un contact entre des mégots et sources de combustion.

Prévoir des aménagements en cas de blessure ou d’urgence médicale


La sécurisation d’un chantier face aux incendies doit inclure des installations ou procédures en amont de toute éventuelle blessure ou autre urgence médicale.

Selon PmSm, cela comprend : 

  • Des équipements de sécurité (défibrillateurs, extincteurs) placés à des points stratégiques, fixes et facilement accessibles. Leur localisation doit être élaborée dans un Document unique d’évaluation des risques (DUER) ;
  • Un « permis de feu » est exigé pour la mise en place de points chauds (soudure, meulage, découpe, brasage tendre/dur…) ;
  • La mise en place d’une infirmerie de chantier, habituellement en base vie, afin de réagir au pied-levé à une blessure ou un accident ;
  • Un responsable incendie doit être nommé. Il aura pour responsabilité de travailler avec différents services (urgence, santé au travail ou représentants du personnel).

Virginie Kroun 

Photo de Une : Adobe Stock

Par Virginie Kroun

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