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Isolation intérieure des murs : les meilleures techniques

Il existe plusieurs techniques d’isolation thermique. L’isolation intérieure des murs permet notamment de réguler les températures au sein d’un logement et de faire des économies de chauffage. Découvrez ainsi quels sont ses avantages et comment la réaliser.
Publié le 13 septembre 2022

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Isolation intérieure des murs : les meilleures techniques - Batiweb

L’isolation thermique contribue fortement au confort d’un logement. En effet, elle limite les sensations d’inconfort liées aux parois froides en hiver et à l’air trop chaud lors des épisodes caniculaires en été. En réduisant les pertes de chaleur par les différentes parois, l’isolation thermique permet également de réaliser des économies sur les factures de chauffage. Les murs provoquent notamment une grande sensation d’inconfort lorsqu’ils sont mal isolés. Ils sont également responsables de 20% à 25% des pertes de chaleur. Les murs sont donc les parois par lesquelles s’échappe le plus la chaleur, après la toiture. L’isolation intérieure des murs est donc très importante dans un logement. 

 

isolation des murs intérieurs

 

Quelle est la meilleure isolation intérieure des murs ? 


Il existe ainsi deux manières différentes d’isoler un logement : 

  • L’isolation thermique par l’extérieur (ITE), 
  • L’isolation thermique par l’intérieur (ITI).

L’ITE est souvent recommandée car elle est considérée comme plus efficace. En effet, elle permet de traiter un plus grand nombre de ponts thermiques et protège les murs des variations climatiques. Elle est néanmoins plus coûteuse et peut être difficile, voire impossible, à réaliser. En effet, il existe des conditions concernant les copropriétés, mais également des règles d’urbanisme qui peuvent freiner sa mise en œuvre. De plus, cette technique n’est pas conseillée pour les maisons anciennes, car elle entraine la modification de la façade extérieure.

L’isolation thermique par l’intérieur est donc une solution alternative plus abordable et qui entraine des travaux de moindre envergure. Elle permet également de préserver l’aspect extérieur de la façade. Toutefois, il faut savoir que cette technique d’isolation réduit nécessairement la surface habitable. Dans le cadre de l’ITI, le choix de l’isolant et son épaisseur sont donc des critères essentiels. Il existe ainsi deux méthodes pour isoler un mur par l’intérieur : 

  • Le doublage collé : cette technique permet de combiner la pose de l’isolant et celle du parement et ainsi de gagner du temps. Elle consiste à coller un panneau isolant directement sur le mur existant. Ce panneau est ainsi composé d’une couche de matériau isolant collée à une plaque de plâtre. Très utilisée dans les constructions neuves, cette technique doit être employée sur une surface plane.
  • La cloison sur ossature : cette technique est recommandée pour les murs intérieurs irréguliers. Elle consiste à monter une ossature en métal ou en bois pour y insérer l’isolant, puis à refermer en fixant du placo sur l’ossature. Cette technique permet de cacher un mur abimé, toutefois elle est plus couteuse et moins simple à réaliser. 

 

Quel matériau pour isoler un mur intérieur ? 


Pour choisir un isolant dans le cadre de l’isolation des murs intérieurs, il existe plusieurs indicateurs de performance à prendre en compte : 

  • Le coefficient de conductivité thermique lambda : il représente la capacité d’un isolant à conduire la chaleur, c’est-à-dire à la laisser passer ou à l’isoler. Ainsi, plus ce coefficient est faible et plus le matériau est isolant. Il est compris entre 0,025 et 0,05 W/m.K pour les matériaux courants, 
  • La résistance thermique R : elle indique la capacité de l’isolant à résister aux températures aussi bien froides que chaudes. Elle correspond donc à la performance de l’isolant. Plus la résistance est élevée et plus le matériau est performant.

Par ailleurs, il existe une multitude de matériaux isolants, dont la nature et les caractéristiques diffèrent. Ils peuvent ainsi être classés en trois grandes catégories en fonction de leur composition : 

  • Les isolants synthétiques comme le polystyrène ou le polyuréthane :  souvent vendus sous forme de plaques, ces isolants sont peu coûteux et ont l’avantage d’être très isolants, en particulier contre le froid, tout en conservant une faible épaisseur. En revanche, ils n’apportent pas d’amélioration au niveau de l’isolation phonique et leur processus de production est polluant.
  • Les isolants minéraux comme la laine de verre ou la laine de roche : à faible coût, ces isolants sont très performants, aussi bien au niveau thermique qu’acoustique, et offrent une large gamme d’usages. En revanche ils sont moins durables et efficaces contre l’humidité
  • Les isolants naturels comme la laine de bois, le chanvre, la ouate de cellulose ou le liège : vendus en vrac ou sous forme de panneaux ou de plaques, ces isolants sont performants mais aussi écologiques. Ils permettent également de lutter contre le bruit et contribuant à l’isolation phonique. Néanmoins, ce type d’isolant est généralement plus onéreux que ceux cités précédemment. 

 

mètre ruban pour illustrer l'épaisseur de l'isolation intérieure des murs

 

Comment isoler un mur intérieur sans perdre trop de place ? 


L’isolation intérieure des murs implique forcément une légère perte au niveau de la surface habitable. L’épaisseur est donc un critère important en ce qui concerne le choix du matériau isolant. L’épaisseur de l’isolant varie en fonction de la résistance thermique et inversement. La résistance thermique minimale pour les murs intérieurs étant de R = 3,7m² K/W, l’épaisseur minimum recommandée pour chaque matériau est la suivante : 

  • Pour les isolants synthétiques : entre 8 cm pour le polyuréthane en panneaux et 12 cm pour le polystyrène, 
  • Pour les isolants minéraux : entre 12 cm pour la laine de verre et 12,5 cm pour la laine de roche, 
  • Pour les isolants biosourcés : entre 14 cm pour la fibre de bois et 15 cm pour la ouate de cellulose.

A résistance thermique égale, les matériaux les moins épais sont donc le polyuréthane, le polystyrène et la laine de verre. Les isolants minces peuvent également être une bonne alternative. Ces produits isolants sont considérés comme des compléments d’isolation et ne peuvent donc pas être utilisés seuls. Cependant, lorsqu’ils sont associés à d’autres matériaux isolants, ils permettent de réduire l’épaisseur nécessaire à une isolation performante

 

Comment isoler un mur intérieur humide ? 


Lors de rénovations de l’isolation thermique par l’intérieur, il n’est pas rare de constater des signes d’humidité sur les murs, en particulier dans des pièces comme la salle de bain ou la cuisine. Dans ce cas, la première étape consiste à identifier la cause de l’humidité et à régler le problème avant de passer à l’isolation. En effet, l’isolation intérieure doit se faire sur un mur sec et sain. Ensuite, pour isoler un mur humide par l’intérieur, il convient de choisir des isolants non-hydrophiles, dont les composants ne sont pas solubles. Il est également possible de choisir des matériaux étanches, qui résistent bien à l’humidité. Le matériau qui convient le mieux à l’isolation intérieure d’un mur humide est le liège expansé car il est imputrescible et perméable à la vapeur d’eau. D’autres matériaux comme le polyuréthane et le polystyrène s’adaptent également très bien aux environnements humides.  

Par Mariane Albrieux

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