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À Asnières-sur-Seine, Le Cèdre ravit et fait revivre

Le centre socioculturel et maison des jeunes du quartier des Hauts d’Asnières est baptisé « Le Cèdre ». Une appellation qui rend hommage à un arbre millénaire présent sur la parcelle. Un geste assumé de la part de l’architecte Guillaume Ramillien, qui a gardé l’arbre et a cousu son projet tout autour, réalisant ainsi la dernière pièce du puzzle visant à revitaliser tout un quartier.
Publié le 24 novembre 2022

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À Asnières-sur-Seine, Le Cèdre ravit et fait revivre - Batiweb

Le quartier des Hauts d’Asnières, classé en Zone Urbaine Sensible, subit, depuis un moment, d’importants changements. En effet, l’opération de régénération urbaine et paysagère commencée en 2008, tire à sa fin. C’est avec le projet « Le Cèdre » que la boucle est bouclée. Il s’agit de la dernière parcelle vacante que l’architecte Guillaume Ramillien a comblé avec un grand tact pour réaliser un projet humaniste, utile, durable, et tellement esthétique.


La parcelle constitue un îlot trapézoïdal, le programme est dense et les exigences en termes de durabilité sévères. L’architecte avait donc une mission très délicate. Comment engendrer une architecture de qualité en composant dans un même lieu entre jeunesse et famille, service et médiation, art et culture, tout en mettant en avant les espaces libres du site et en préservant leur patrimoine arboré ? Une question à laquelle a répondu Guillaume Ramillien avec clarté. 

Crédit photo : Pascal Amovel


Outre l’architecture qui répond favorablement à des exigences pointues et un programme difficile, trois jardins de différentes fonctions agrémentent la parcelle et se pelotent autour des grands cèdres conservés. Les habitants peuvent ainsi jouir d’aires de jeux libres, d’un potager partagé, et d’un jardin accueillant. De ce fait, toutes les fonctions sociales, culturelles, mais aussi symboliques du quartier, sont rassemblées au même endroit, constituant un ensemble cohérent à l’architecture élégante.


L’architecte nous raconte que l’aile centrale constitue autour de sa grande galerie en forme de « foyer » la pièce centrale du projet. En effet, cette partie réalisée avec soin, met les espaces intérieurs et extérieurs au diapason, tout en desservant l’ensemble du programme depuis son atrium en triple hauteur. Ce dernier renforce le sentiment de générosité grâce aux différentes textures et matières utilisées.

Crédit photo : Pascal Amovel


Côté matériaux, l’architecte a opté pour une ossature bois et a appliqué avec soin tous les principes bioclimatiques pour un résultat remarquable. Les deux matières qui ont été privilégiées pour les façades sont la brique blanche et le bois, un tandem qui a été complété par les toitures en zinc.


L’ensemble comporte un rez-de-chaussée et deux étages, avec un corps central constitué d'une structure poteaux-poutres lamellé-collé s’élevant sur les trois niveaux. Tandis que les planchers intermédiaires sont mixtes en bois-béton, assurant l’acoustique et le degré coupe-feu entre niveau, le noyau central qui comprend l’ascenseur est en béton. La cage d'escalier étant en CLT.


Des arches en bois lamellé-collé forment la charpente du corps central et les deux ailes du bâtiment, et supportent les caissons de toiture préfabriqués, tandis que les façades sont réalisées en mur à ossature bois. Plusieurs techniques qui se croisent pour un projet d’une grande sensibilité !

 

Sipane Hoh

Photo de une : Pascal Amoyel

Par Claire Lemonnier

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