À Vesoul, un lycée fermé en urgence pour risque d’effondrement

La fin de l’année scolaire s’annonce compliquée pour les 950 élèves du lycée des Haberges à Vesoul. L’établissement a été fermé en urgence « pour une durée indéterminée », en raison d’un risque d’effondrement lié à des fissures et à des fondations « en mauvais état », ont indiqué lundi 11 mai la préfecture, le rectorat et le conseil régional.
La décision, prise jeudi soir avant le week-end prolongé du 8 mai, est « brutale » mais « absolument nécessaire » pour « la sécurité des personnes » qui étudient et travaillent au lycée des Haberges, a déclaré lors d’une conférence de presse le préfet de Haute-Saône, Serge Jacob.
Un risque structurel à l’origine de la fermeture du lycée
La rectrice de Bourgogne-Franche-Comté, Nathalie Albert-Moretti, a toutefois précisé que « fermer les locaux » ne signifiait pas « fermer le lycée » général et technologique. Afin de « maintenir la continuité pédagogique pour les élèves et le passage des examens », les lycéens bénéficieront d’enseignements à distance à partir de mardi, avant un retour « progressivement » en présentiel « dans des sites de relocalisation », notamment dans d’autres établissements scolaires de la ville.
Le bâtiment, « une structure récente » construite il y a 34 ans, était placé sous surveillance « comme tous ceux de la région », a indiqué Jérôme Durain (PS), président du Conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté.
Des fissures surveillées depuis 2014
Des fissures avaient déjà été observées en 2014 à différents endroits, notamment sur le parvis de l’établissement, et des témoins avaient été installés afin d’en suivre l’évolution. Plus récemment, en février 2025, « nous avons constaté que la structure porteuse était en mauvais état », a précisé M. Durain.
Des diagnostics complémentaires ont alors été lancés. Une expertise rendue jeudi a mis en évidence que des « défauts compromettent directement la stabilité de l’ouvrage et la sécurité de ses occupants », a indiqué l’élu. Selon lui, « les fondations sont en cause (...) : l’état des bétons, le soubassement du bâtiment ne seraient pas compatibles avec un risque sismique ».
Une nouvelle expertise a été diligentée. Le Conseil régional, en charge de la gestion des lycées, « regardera les éventuelles responsabilités le moment venu ».
La situation de ce lycée, édifié sur un sol de marnes argilo-calcaires en périphérie de Vesoul, pourrait s’expliquer par « les effets du changement climatique (sur le sol), à une activité sismique » ou encore par « des défauts originels », a indiqué le président de région. « Nous sommes dans un état de sidération. Personne ne s’attendait à être obligé de prendre une décision aussi radicale jeudi soir », a-t-il confié.
Via AFP
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