Les autorisations de logements repartent à la hausse, pas les mises en chantier

En février 2026, les autorisations de logements repartent à la hausse. Selon le ministère de la Ville et du Logement, elles progressent de 3,3 % par rapport à janvier (en données corrigées des variations saisonnières et des jours ouvrables) pour atteindre 33 151 unités.
Cette évolution intervient après un léger repli en janvier (-1,5 %) et une nette hausse en décembre 2025 (+9,5 %). Le niveau observé en février s’inscrit ainsi dans la moyenne des douze derniers mois. « L’augmentation en février s’explique par une augmentation des logements collectifs, alors que les logements individuels sont stables », précise le communiqué diffusé le 31 mars.
Sur un an, de mars 2025 à février 2026, 387 944 logements ont été autorisés, un volume en retrait de 5,1 % par rapport à la moyenne des cinq dernières années.
Le logement collectif confirme son rôle moteur
Du côté des mises en chantier, la dynamique reste moins bonne. En février 2026, 27 158 logements auraient été lancés, soit un recul de 1,6 % sur un mois, après une baisse plus marquée en janvier (-3,1 %) et un rebond notable en décembre 2025 (+18,0 %).
Sur les douze derniers mois, de mars 2025 à février 2026, 283 007 logements ont été mis en chantier, ce qui représente une diminution de 17,7 % par rapport à la moyenne observée au cours des cinq années précédentes.
Du côté du logement individuel, la situation apparaît globalement stable en février 2026. Les autorisations stagnent ainsi sur un mois (+0 % par rapport à janvier 2025), pour s’établir à 12 470 unités. En revanche, les mises en chantier montrent un léger regain de dynamisme : elles progresseraient de 4,5 %, portées par la hausse de l’individuel groupé (+13,4 %), tandis que l’individuel pur reste quasiment inchangé (+0,2 %).
À l’inverse, le segment du logement collectif confirme son rôle de moteur. En février 2026, les autorisations enregistrent une progression de 5,3 %, atteignant 20 681 unités. Les mises en chantier s’inscrivent toutefois en repli sur la même période : elles reculeraient de 4,9 % par rapport à janvier, pour s’établir à 16 845 unités.
37,4 millions de m² de locaux non résidentiels ont été autorisés en un an
Concernant le non-résidentiel, la tendance est plus contrastée. Au cours des trois derniers mois, de décembre 2025 à février 2026, les autorisations de construction atteignent 8,6 millions de m², en nette baisse de 14,1 % par rapport à la même période un an plus tôt. Dans le même temps, les mises en chantier progressent légèrement (+1 %), pour atteindre 5,0 millions de m².
Sur douze mois, de mars 2025 à février 2026, 37,4 millions de m² de locaux non résidentiels ont été autorisés, soit un recul de 2,8 % par rapport aux douze mois précédents. Cette baisse serait toutefois atténuée si l’on neutralise les déclarations reçues en retard, les surfaces autorisées affichant alors une légère hausse de 1,4 %. Parallèlement, l’activité de mise en chantier se redresse : avec 20,7 millions de m² enregistrés sur la période, elle progresse de 5,4 % sur un an.
Alors qu’une reprise est attendue en 2026 par les acteurs du secteur, les tensions géopolitiques au Moyen-Orient pourraient contrecarrer cette perspective en provoquant une hausse des prix du pétrole et, par ricochet, des coûts des matériaux de construction.
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