Vente du Parc des Princes : Emmanuel Grégoire veut trancher d’ici l’été

Le nouveau maire de Paris, Emmanuel Grégoire, s’est dit favorable, à titre personnel, à une vente encadrée du Parc des Princes au Paris Saint-Germain, tout en fixant un calendrier resserré pour l’issue des discussions. L’édile a indiqué, lundi 30 mars, vouloir aboutir à des décisions d’ici la fin de l’été.
« Je veux d'abord très vite réengager les discussions », a-t-il déclaré sur Franceinfo, précisant qu’un « Conseil de Paris exceptionnel que je convoquerai pour mi-avril » sera organisé.
Le maire a également insisté sur la nécessité de fixer un cap temporel clair : « Sur le calendrier, nous avons convenu, avec l'actionnaire du PSG, que nous souhaitions clôturer les discussions au plus tard à la fin de l'été, parce qu'il faut savoir se fixer des calendriers ambitieux. Et donc, j'espère pouvoir toper avec eux, comme on dit, d'ici l'été », a-t-il ajouté.
Un bâtiment emblématique du patrimoine parisien
Les négociations entre la Ville, propriétaire du Parc des Princes, et le Paris Saint-Germain sont aujourd’hui dans l’impasse, après le refus de l’ancienne maire socialiste Anne Hidalgo de céder le stade historique du club. Une partie de la majorité municipale, en particulier les élus écologistes, reste fermement opposée à la vente de cet équipement emblématique du patrimoine parisien.
Dans ce contexte de blocage, le président du PSG, Nasser Al-Khelaïfi, avait évoqué l’an dernier la possibilité d’un départ du club vers Massy (Essonne) ou Poissy (Yvelines).
Le Paris Saint-Germain, champion d’Europe en titre, réaffirme de son côté que la construction d’un grand stade dont il serait propriétaire constitue un levier indispensable à sa croissance. Le club souhaite ainsi racheter le Parc des Princes afin d’y mener des travaux d’agrandissement, tout en refusant d’investir sans en détenir la propriété.
« Je veux un mandat, parce que c'est pas le maire qui décide, c'est in fine le Conseil de Paris qui décide de cela», a rappelé lundi Emmanuel Grégoire.
Deux options sur la table
Le nouvel édile a par ailleurs insisté sur l’enjeu de maintien du club dans la capitale : « Nous avons un attachement affectif à notre club qui est immense et nous souhaitons qu'il reste à Paris et donc nous souhaitons réunir les conditions pour qu'il reste », a-t-il déclaré, précisant avoir échangé après sa victoire avec Nasser Al-Khelaïfi.
« À titre personnel, j'ai dit que j'étais favorable à la vente. Et puis aussi parce que je considère que c'est pas à l'argent public de payer une enceinte de foot professionnelle », a déclaré Emmanuel Grégoire, précisant vouloir affecter l’intégralité du produit de la cession au Paris Saint-Germain à « la création de nouveaux équipements sportifs et à l'entretien des équipements sportifs et la création d'espaces verts ».
Pour sortir de l’impasse, l’édile entend soumettre « deux options » au Conseil de Paris : la mise en place d’un bail de longue durée ou une vente strictement encadrée. Dans ce second cas, la Ville pourrait notamment conserver un « droit prioritaire de rachat » et exiger des garanties en matière de protection patrimoniale du bâti.
Le PSG dispose actuellement d’un bail emphytéotique au Parc des Princes courant jusqu’en 2044.
Avec AFP.
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