Lecornu esquisse un plan pour construire « 2 millions de logements d’ici 2030 »
Publié le 26 janvier 2026, mis à jour le 26 janvier 2026 à 16h42, par Nils Buchsbaum

En déplacement à Rosny-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) vendredi 23 janvier 2026, le Premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé un objectif de construction de « 2 millions de logements d'ici à 2030 ».
Cette visite était consacrée à la présentation des réponses budgétaires prévues pour un secteur en grande difficulté.
«C'est 400 000 logements par an», a M. Lecornu. Selon lui, le logement figure parmi « des grandes urgences dans le pays » qui « ne pourront pas attendre le grand débat de [la présidentielle] de 2027 ».
Cette annonce constitue l’axe central d’un plan de relance du logement, présenté comme « un des plans les plus radicaux de ces dix dernières années dans sa philosophie », avec pour ambition de « relancer massivement la construction et la rénovation ».
Reprendre la méthodologie « de Notre-Dame et des Jeux olympiques »
Sébastien Lecornu a esquissé les principes devant guider un futur plan. « Il ne faut pas emmerder les Français », a-t-il déclaré, plaidant pour davantage de souplesse afin de relancer le secteur. Le Premier ministre a également estimé qu’il ne fallait pas opposer « le social contre le privé et le privé contre le social », ni « le rural et l'urbain ». Le Premier ministre a également dit vouloir de transposer au secteur du logement la méthodologie « de Notre-Dame et des Jeux olympiques ».
Pour atteindre ces objectifs, plusieurs leviers sont avancés, parmi lesquels « un soutien financier inédit aux bailleurs sociaux » inscrit dans le budget 2026, la mobilisation de « l’épargne des Français pour relancer l'investissement locatif », ainsi qu’ « un calendrier d'engagements pour simplifier les projets immobiliers », en s’appuyant sur les élus locaux et les acteurs du secteur.
Un nouveau dispositif d’investissement locatif, qui pourrait porter le nom de Vincent Jeanbrun et remplacer le dispositif Pinel, a été salué par les professionnels du secteur. Il s'agit d'une version améliorée du « statut du bailleur privé », un avantage fiscal destiné à encourager les particuliers à investir dans un logement pour le louer.
Selon le ministre du Logement, ce dispositif devrait « permettre de construire près de 50 000 logements en plus par an » et générer plus de 500 millions d’euros de recettes fiscales.
Par Nils Buchbaum (avec AFP)














