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Siniat veut être « le leader responsable et durable de la construction sèche » (Valérie Lebon)

Publié le 26 avril 2023

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Déjà engagée dans le recyclage des déchets de plâtre depuis plusieurs années, la marque Siniat présente aujourd’hui sa stratégie RSE, qui vise à atteindre -35 % d’émissions de CO2 d’ici 2030. Afin d’accélérer sa transition énergétique, l’industriel investit notamment dans les énergies renouvelables, comme alternative au gaz fossile. Entretien avec Valérie Lebon, directrice générale d’Etex Building Performance France.
Siniat veut être « le leader responsable et durable de la construction sèche » (Valérie Lebon) - Batiweb

En octobre dernier, Siniat présentait fièrement son stand éco-conçu et 100 % recyclable lors du salon Batimat. Six mois plus tard, la marque nous dévoile sa démarche RSE, articulée autour de six principaux axes : renforcer l’éco-conception, améliorer l’extraction, optimiser la production, adapter la distribution, repenser l’utilisation, et accélérer le recyclage.

L’objectif de Siniat : « avoir la démarche la plus exhaustive possible » pour être « le leader responsable et durable de la construction sèche », explique Valérie Lebon, directrice générale d’Etex Building Performance France, qui nous avait déjà accordé une interview sur les objectifs du groupe il y a un an.

 

76 000 tonnes de plâtre recyclées en 2022

 

En matière d’économie circulaire, Siniat se réjouit de la réussite de son programme « Éco-Plâtre », ayant permis le recyclage de 76 000 tonnes de plâtre en 2022, soit +27 % par rapport à 2021.

Engagé dans la Responsabilité Élargie du Producteur (REP) sur les Produits et Matériaux de la Construction et du Bâtiment (PMCB), l’industriel est actionnaire au sein de Valobat. En interne, il ambitionne d’atteindre 30 % de recyclage dans ses usines, contre 20 % actuellement.

 

Objectif : -35 % d’émissions de CO2 à horizon 2030

 

D’ici 2030, l’industriel vise également -35 % d’émissions de gaz à effet de serre, et le « zéro enfouissement de déchets », avec trois sites de production qui ont déjà atteint cet objectif sur les 11 sites de la marque. Toujours à cet horizon 2030, Siniat souhaite consacrer 50 % de sa R&D au développement durable.

Pour accélérer sa transition énergétique, Siniat se fournit en électricité 100 % renouvelable, et cherche à réduire de 60 % ses consommations d’énergie fossile, et notamment de gaz. Pour cela, l’entreprise rénove ses fours, et investit dans la biomasse. Ainsi, l’industriel a mis en place une chaufferie vapeur aux anas de lin sur son site de Rantigny (60), permettant d’éviter l’émission de 3 000 tonnes de CO2 chaque année.

« On a aussi rénové le four du site d’Auneuil (60) pour pouvoir réduire sa consommation de gaz de 20 %. Il y a une deuxième partie de projet : il s’agit de travailler avec un partenaire sur une installation thermique à proximité de l’usine pour pouvoir utiliser de l’énergie alternative, afin de parvenir à un total de -60 % de consommations d’énergie fossile », précise Valérie Lebon.

« Bien évidemment, on cherche des moyens pour réduire notre consommation de gaz, et du coup pour trouver des alternatives afin de pouvoir répondre aux aléas du marché, et aux crises énergétiques, auxquelles on risque d’être de plus en plus confrontés à l’avenir », ajoute la directrice générale du groupe.

La transition énergétique passe aussi par les transports et le matériel. Ainsi, l’industriel ambitionne de faire passer l’intégralité de ses chariots élévateurs à l’énergie électrique, et choisit ses transporteurs en fonction de leur flotte et de leur engagement à réduire leur consommation de gazole.

Enfin, côté biodiversité, Siniat met en place des actions de revégétalisation des carrières : « Il y a une veille régulière de tout l’écosystème des carrières que l’on exploite. Lorsqu’on n’exploite plus une carrière, on la revégétalise, et on s’assure que ce soit dans de bonnes conditions pour que la vie puisse reprendre. On travaille avec des géologues spécialisés pour nous accompagner, pour pouvoir revégétaliser et préserver au mieux les carrières », explique la DG d’Etex Building Performance France.

« Nos responsables de carrières sont aussi sensibilisés et formés. C’est dans leur métier de gérer au mieux l’extraction, de faire en sorte que l’on extrait de moins en moins, et dans de bonnes conditions, en respectant l’environnement, et aussi les habitants autour », conclut-elle.

 

Propos recueillis par Claire Lemonnier
Photo de une : Valérie Lebon - Etex Building Performance France

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