Énergie marine renouvelable : au large du Croisic, Wavegem rejoint Floatgen Eco-construction | 19.12.18

Partager sur :
La société Geps Techno a inauguré mardi à Saint-Nazaire « Wavegem », une plateforme flottante capable de transformer l’énergie des vagues en électricité. Le prototype sera testé pendant 18 mois sur le site SEMREV au large du Croisic. Ce site d’essais en mer de l’Ecole Centrale de Nantes accueille déjà l’éolienne en mer Floatgen.
Le projet Wavegem donne un coup d’accélérateur aux énergies marines renouvelables, une filière qui peine à se développer malgré le fort potentiel dont dispose la France.

Portée par Geps Techno et six autres acteurs (Centrale Nantes, Chantiers de l'Atlantique, Ifremer, Blue Solutions, Icam et Snef), l’innovation est capable de transformer l’énergie des vagues en électricité ; le but étant d’utiliser l’eau de mer pour alimenter des projets au large ou sur les îles qui ne sont pas reliées au réseau électrique.

La plateforme houlomotrice se distingue ainsi de projets existants car elle n'a pas vocation à alimenter un réseau électrique mais a été pensée à destination de trois marchés : les plateformes pétrolières offshore, les parcs éoliens et les très petites îles.

Un test grandeur nature

Dans un communiqué, Geps Techno indique avoir lancé la construction du prototype le 1er juin 2018. Une décision qui « s’appuie sur la réalisation effective de la première étape d’une levée de fonds fin Avril 2018 pour un montant d’un million d’euros, qui sera complétée d’une seconde opération d’un million d’euros d’ici septembre 2018 », précise la société. Elle ajoute : « Cette opération globale de 2 millions d’euros sera complétée par le second versement d’une aide R&D de 1 million d’euros attribuée par Bpifrance à la mise à l’eau du prototype ».

La conception de Wavegem a été confiée à des partenaires de longue date de Geps Techno : Mécasoud pour la coque métallique, STX France pour la peinture-anticorrosion et la supervision des travaux, SNEF pour l’armement du flotteur et ENTECH SE pour la conversion d’énergie. Avec ses trois coques surplombées d’une plateforme, Wavegem s’apparente à un gros trimaran. La structure de 21 mètres par 14, toute peinte en jaune, peut produire 150 kW et résister à des vagues de 12 à 14 mètres.

  

Il existe « énormément de brevets » dans le domaine de l'énergie houlomotrice, a expliqué Arnaud Poitou, le directeur de Centrale Nantes, indiquant que Wavegem est novatrice car elle utilise le passage de l'eau sur une turbine pour générer l'électricité.

Il s'agit de la première plateforme de ce type « à être testée en France », a expliqué le PDG de Geps, Jean-Luc Longeroche. Fin janvier 2019, elle rejoindra le site d’essais SEMREV de l’Ecole Centrale de Nantes au large du Croisic qui accueille déjà l’unique éolienne produisant de l’électricité en mer dans l’hexagone, Floatgen.

Geps Techno, qui a été créée en 2011, espère confirmer en 2019 sa première commande ferme pour une plateforme Wavegem capable de fournir de l'électricité à une plateforme pétrolière offshore. L'objectif du projet Wavegem, est de parvenir à de premières livraisons fin 2020.

R.C (Avec AFP)
Photo de une : ©Geps Techno
Redacteur

filter_list Sur le même sujet

Les producteurs de granulats signataires de la Chaire Maritime

Les producteurs de granulats signataires de la Chaire Maritime

L’Union nationale des producteurs de granulats (UNPG), EDF Renouvelables et le Réseau de transport d’électricité (RTE) font partie des signataires de la Chaire Maritime lancée par la Fondation de l’Université de Nantes. Cette chaire a pour ambition de constituer une équipe de recherche afin de mener une réflexion sur les modalités d’appropriation de l’espace maritime.
Un décret attendu d'ici fin février pour booster la production des EnR

Un décret attendu d'ici fin février pour booster la production des EnR

Alors que l'électricité d'origine renouvelable a compté pour 19 % dans la consommation d'énergie française en 2015, le gouvernement compte accélérer sa transition énergétique. D'ici la fin du mois de février un décret, détaillant les grandes orientations réglementaires par type d'énergie, sera publié, a annoncé la ministre de l'Ecologie Ségolène Royal. En ligne de mire, l'objectif de produire 40 % d'électricité renouvelable d'ici 2030.
 (Tribune Libre) « L’autoconsommation énergétique, les voyants sont au vert, allons-y ! »

(Tribune Libre) « L’autoconsommation énergétique, les voyants sont au vert, allons-y ! »

Dans une tribune publiée le 27 novembre dernier, Clara Trévisiol, co-fondatrice de la startup Monabee, estime que l’objectif de 32% de production d’énergies renouvelables d’ici 2030 contre 20% semble « difficilement atteignable si des décisions ne sont pas prises immédiatement ». Revenant sur l’autoconsommation, elle pointe les freins à son développement et notamment le « manque d’audace politique face à un réel potentiel ». Tous les détails.

En poursuivant votre navigation sur notre site, vous acceptez l'utilisation de cookies afin de nous permettre d'améliorer votre expérience utilisateur. En savoir plus

Accepter