Éolien maritime : Bruxelles valide les projets à 63 milliards d'euros en France

L'éolien en mer en France a le vent en poupe. Lundi 13 juillet, la Commission européenne a autorisé le soutien financier aux projets de parcs éoliens maritimes prévus par l'État dans le cadre de l'AO 10. Ce soutien, d'un montant total de 63 milliards d'euros étalés sur 25 ans, concerne onze projets répartis sur les façades maritimes de l'Hexagone.
Onze projets pour 10 % de la consommation annuelle de la France
D'ici 2050, la France espère que ces onze projets concernés dépasseront les 11 GW de capacité totale et une production supérieure à 47 TWh par an, soit l'équivalent d'environ 10 % de la consommation annuelle actuelle de la France. L'État table sur une capacité de 45 GW au total pour les éoliennes installées en mer, contre 2 GW actuellement.
À titre d'exemple, à Saint-Nazaire, dans un des parcs éoliens maritimes les plus emblématiques de ces dernières années (l'installation s'est terminée en septembre 2022), on estime que les infrastructures sont en train d'atteindre leur vitesse de croisière avec une production annuelle d'environ 1,6 TWh.
Une attribution des projets prévue en février 2027
« La décision d’aujourd’hui ouvre la voie au régime français de soutien à l’éolien en mer [...] vers un système énergétique totalement décarboné, et la Commission continuera d’aider les États membres à atteindre nos objectifs climatiques communs », a réagi Teresa Ribera, la vice-présidente de la Commission européenne chargée de la transition écologique.
L'aide sera versée sous la forme d'une prime variable intégrée à un contrat pour différence (CfD) bidirectionnel, permettant aux producteurs de toucher une compensation si les prix du marché de gros descendent sous le prix de référence. En revanche, lorsque les prix dépassent ce prix de référence, les producteurs reversent la différence à l'État.
Il reste encore trois mois aux candidats pour déposer leurs projets et répondre à l'AO 10, dont le cahier des charges a été publié en juin dernier, auprès de la CRE. Celle-ci rendra ensuite son avis début 2027, avant une attribution par la ministre chargée de l'énergie en février 2027.
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