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Les logements certifiés se revendent en moyenne 
4 % plus cher, selon une étude

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Publié le 16 janvier 2026, mis à jour le 16 janvier 2026 à 16h58, par Nils Buchsbaum


Une étude montre que les appartements certifiés, plus qualitatifs dès la conception, se revendent en moyenne plus cher que des biens comparables.
© Adobe Stock
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Et si un label faisait vraiment la différence sur le marché immobilier ? C’est la question qu’a explorée Guillaume Chapelle, chercheur au Laboratoire interdisciplinaire d’évaluation des politiques publiques (LIEPP) de Sciences Po et de l’Université de Cergy.

En analysant la diffusion et les effets économiques de la certification des logements neufs et privés en France, son étude met en lumière un constat sans équivoque. Les certifications ne se contentent pas de garantir une meilleure qualité globale des appartements, elles se traduisent aussi par une valorisation tangible du patrimoine à la revente, par rapport à des biens équivalents non certifiés. 

L’étude souligne également la singularité de la certification NF Habitat – NF Habitat HQE. Celle-ci repose sur un processus « intervenant dès la phase de conception et encadrant à la fois la qualité technique, sanitaire, environnementale et de confort des logements ». Une exigence globale qui fait de ce référentiel le plus strict du secteur et « le standard dominant en France ».

Selon l’étude, les appartements certifiés vendus en VEFA (Vente en l’état futur d’achèvement) affichent certes un coût initial supérieur de 1 à 2 %. Mais à la revente, l’écart s’inverse. Ces biens se négocient en moyenne 4 % plus cher que des logements strictement comparables, qu’il s’agisse de la date de construction ou du positionnement de gamme.

La certification particulièrement appréciée sur le marché secondaire

 

Pour l’expliquer, Guillaume Chapelle avance deux hypothèses complémentaires. D’une part, « la dépréciation globalement moins rapide des logements certifiés versus logements non-certifiés », avec un différentiel estimé à environ 2 % à moyen terme après l’achat du bien neuf. D’autre part, le rôle du signal de qualité, de crédibilité et de fiabilité propre à la certification, « particulièrement apprécié dans un marché secondaire où l’information disponible pour les acheteurs est plus limitée ».

L’étude met également en évidence des caractéristiques récurrentes propres aux appartements certifiés. Ceux-ci sont en moyenne plus récents et se situent davantage dans des immeubles de plus grande hauteur. Ils disposent aussi plus fréquemment de terrasses et s’insèrent dans des environnements urbains généralement plus denses.

La certification des logements privés a connu une croissance soutenue depuis le début des années 2000. Après une phase d’essor continu jusqu’en 2012, la part des logements certifiés s’est stabilisée autour de 30 % jusqu’en 2015, avant de repartir à la hausse pour atteindre environ 50 % en 2020. Une diffusion qui demeure toutefois très inégale sur le territoire, la certification étant particulièrement présente dans les grandes métropoles comme Rennes, Paris, Toulouse ou Bordeaux.

 

Par Nils Buchsbaum

Nils Buchsbaum
Journaliste - Batiweb

Nils Buchsbaum est journaliste à la rédaction de Batiweb. Il suit l’actualité du BTP, de l’urbanisme et de la construction durable, avec une attention particulière portée à la prévention des risques, aux enjeux environnementaux et aux évolutions législatives.

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