Matériaux biosourcés : 32,7 millions de m² mis en œuvre en 2025 selon l'AICB

32,7 millions de m². C’est la surface de matériaux biosourcés mis en œuvre en 2025, estime l’Association des Industriels de la Construction Biosourcée (AICB). Soit +16 % comparé aux chiffres de 2023 (28,2 millions), année du premier baromètre. Selon son bilan publié fin mai, ce chiffre a plus que doublé sur dix ans (+126 %).
En valeur, l’activité 2025 s’établit à 97,7 millions d’euros de chiffre d’affaires, augmentant de 6,7 % comparé à 2023 (91,6 millions d’euros). Face aux chiffres de 2016, le CA bondit de 65 %.
Les isolants semi-rigides dominent
Sur l’ensemble des familles de produits étudiées, les isolants semi-rigides concentrent plus de la moitié des produits utilisés (54 % ; 17,6 millions de m²). En comparaison, cette catégorie de produits représentait 47 % des parts en 2023 et 34 % en 2021.
« Utilisés principalement en isolation intérieure des murs, des cloisons et des rampants de toiture, ils s’imposent comme la solution biosourcée de référence pour l’enveloppe du bâtiment », commente l’AICB dans un communiqué.
Arrivent en seconde place les isolants vrac, avec 10,7 millions de m² et 33 % des parts de marché, après 12,5 millions de m² et 44 % en 2023. L’AICB parle quand même d’une stabilité sur cette frange. Le part d’isolants rigides – appliqués principalement par l’extérieur - a presque doublé à 3,5 millions de m² et 11 % du marché, contre 1,8 million de m² et 6 % en 2023.
La quantité de bétons biosourcés progresse (+50 %) sur le marché. Il atteint 0,9 million de m² et 3 % de part de marché (0,6 million de m² ; 2 % en 2023).
En se basant sur les chiffres du marché de l’isolation étude MSI 2025, l’isolant biosourcée occupe 8,2 % des volumes (7,5 % en 2024 et 6,4 % en 2023). Il « pèse » 11 % en valeur.
« L’électrification seule ne peut suffire »
Et à l’échelle des territoires ? D’un point de vue volumes installés, le Bretagne gagne la seconde place du podium, entre l’Auvergne-Rhône-Alpes en premier et la Nouvelle-Aquitaine en troisième. On sait qu’en terre bretonne, des appels à manifestation d’intérêt sont développés pour la rénovation biosourcée.
En termes de répartition régionale de biosourcés sur les volumes de logements autorisés, c’est la Bourgogne Franche-Comté qui trône, suivie par la Bretagne et le Centre-Val de Loire.
S’agirait-il d’un résultat de la réglementation environnementale 2020 pour le neuf, qui favorise le recours aux solutions biosourcées ? « Les chiffres de ce deuxième baromètre confirment la bonne dynamique du marché des matériaux biosourcés. La filière est structurée, industrialisée et capable de répondre à de nombreux domaines d’emploi du bâtiment, en construction neuve comme en rénovation », mentionne Vincent Hannecart, président de l’AICB.
La conjoncture de la construction biosourcée a été l’occasion d’aborder le plan d’électrification. « Dans le débat actuel, l’électrification seule ne peut suffire, la sobriété énergétique est nécessaire. L’isolation biosourcée performante, permet, dès aujourd’hui, d’atteindre cette sobriété et répond ainsi à cet enjeu de société », poursuit M. Hannecart, rejoignant les propos des artisans de la CAPEB.
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