Crise du logement : l’UE veut davantage encadrer les locations de type Airbnb

La Commission européenne devrait déposer, la semaine prochaine, une proposition de loi pour encadrer davantage les locations de courte durée de type « Airbnb ». L’objectif : mieux lutter contre la crise du logement qui sévit dans de nombreuses régions et villes européennes.
Selon l’Institut européen des statistiques, le prix à l’achat des logements aurait augmenté de 60 % ces 15 dernières années dans l’Union européenne, et celui des loyers de près de 30 %.
Certaines collectivités ont déjà pris des mesures pour tenter de freiner ces locations de courte durée, mais ces décisions se voient régulièrement attaquées en justice par les plateformes de location.
Une proposition européenne pour renforcer les restrictions
Le projet de loi européen vise notamment à armer les autorités locales pour permettre davantage de restrictions. Le texte prévoit notamment de retenir des critères pour définir les zones considérées comme « tendues ». Parmi ces critères, on retrouve notamment l’écart entre le prix des logements et les revenus des habitants.
« La crise du logement en Europe requiert des solutions structurelles, et cette loi devrait se concentrer sur l'augmentation de l'offre de logements », a plaidé un représentant d’Airbnb.
Si cette crise du logement s’explique en partie par le manque de construction de logements neufs, les locations de courte durée ne font qu’accroître les tensions sur le marché locatif, en particulier dans les zones les plus touristiques.
En France, une régulation déjà renforcée
À l’échelle de la France, depuis novembre 2024, la loi Echaniz-Le Meur (parfois aussi appelée loi « Anti-Airbnb ») vise à mieux réguler les locations de courte durée. Elle renforce notamment le pouvoir des communes pour une meilleure traçabilité et ainsi réduire le nombre de nuitées autorisées à l’année.
En mars 2026, le Conseil constitutionnel a également validé le fait que certaines copropriétés puissent interdire ces locations de meublés touristiques. Pour cela, la copropriété doit notamment déjà être concernée par une interdiction d’activité commerciale et la décision doit être prise à la majorité des deux tiers des voix des copropriétaires.
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