Faible mobilité professionnelle dans le BTP (Etude) Vie des sociétés | 19.04.18

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Une étude Monster/Ifop révèle que la mobilité professionnelle dans le BTP est inférieure à la moyenne française. En effet, si 43% des actifs ont connu une mobilité dans le cadre de leur activité professionnelle, ils ne sont que 31% dans la filière du bâtiment et des travaux publics. 76% des interrogés déclarent même ne pas envisager un changement de poste. Précisions.
Selon une étude Monster réalisée en partenariat avec l’Ifop, les actifs du BTP ne sont pas convaincus des conséquences positives de la mobilité professionnelle.

Le baromètre révèle en effet que si 43% des actifs, tous métiers confondus, ont connu une mobilité (interne, externe ou géographique) dans le cadre de leur activité, ce chiffre ne dépasse pas 31% dans la filière du BTP.

Les motivations pour changer de poste sont pourtant nombreuses et sont notamment liées à une recherche d’une meilleure qualité de vie : 59% des interrogés citent le salaire et 48% l’équilibre vie privée/vie professionnelle.

Un tiers des répondants perçoit ainsi la mobilité comme une opportunité, l’occasion de se lancer de nouveaux défis pour 35% tandis que 20% estiment qu’elle est indispensable « pour se rendre attractif sur le marché du travail ».

Changer de poste ? Trop peu pour les professionnels du BTP

A noter néanmoins que 45% des sondés restent persuadés qu’il est risqué de changer de poste ou de métier. 62% des Français estiment d’ailleurs que « le contexte politique » est « peu ou pas favorable à la mobilité professionnelle ». La perception de la difficulté de changer d’entreprise reste importante (65%), malgré une amélioration de 9 points par rapport à 2017.

Les professionnels du BTP sont moins nombreux à envisager une mobilité que le reste des actifs (76% contre 60% des actifs), un écart qui se fait encore plus important lorsqu’il s’agit de mobilité interne (6% vs 13%) et de mobilité géographique (7% contre 14%).

« Il reste beaucoup de chemin à parcourir pour redonner confiance aux actifs en leur capacité à rebondir professionnellement », souligne ainsi l’étude.

Qu’en est-il des difficultés liées à la mobilité ?

51% des actifs ayant vécu une mobilité déclarent avoir rencontré des difficultés dans les faits et seulement 14% ont rencontré de réelles difficultés. 62% tirent un bilan positif, là où plus d’un quart souligne une expérience mitigée (27%) et 11% une expérience complètement négative. De leur côté, les professionnels du BTP ne sont que 28% à tirer des conséquences positives de la mobilité.

Les principaux freins au changement de poste sont liés au confort ressenti dans son travail actuel (54%) et au manque d’opportunités identifiées (31%). « L’impact anticipé sur la vie personnelle est aussi un facteur notable d’hésitation pour un actif sur quatre », note l’étude. « Dans cette logique, la reconversion serait motivée pour près d’un actif sur deux par un sentiment négatif de ras-le-bol lié à son travail actuel ».

Quant aux régions les plus prisées pour un renouveau professionnel, on retrouve la Provence-Alpes-Côte-D’azur citée à 40%, la Nouvelle Aquitaine (35%) et la Bretagne (32%). Ces régions « proposent un environnement et un cadre de vie optimal pour allier carrière et vie privée ». L’Ile-de-France n’est quant à elle citée qu’à 11%.

R.C
Photo de une : ©Fotolia
Redacteur

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