La crise sanitaire, « période d’opportunités » pour Layher Vie des sociétés | 09.11.20

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Layher France ne s’est pas laissé abattre par la crise sanitaire, bien au contraire. Après avoir vécu une année 2019 « record », la société a pensé de nouveaux services pour répondre aux attentes des professionnels du secteur, ainsi que pour fidéliser ses clients et en attirer d’autres ! De nouveaux produits ont également été déployés comme par exemple le système d’échafaudage UNI-SAFE. Tous les détails.

Lors d’une conférence de presse, Éric Limasset, Président de Layher France est revenu sur l’activité 2019, une année « record avec un chiffre d’affaires de 81 millions d’euros ». Il a également évoqué le premier confinement et l’arrêt des chantiers. Une période qui aura finalement permis à la société de se rapprocher de ses clients, et d’une manière plus générale, des acteurs du BTP en leur proposant des nouveaux services. 

« Nous avons été confinés à partir du 17 mars mais nous avons pris la décision de rester ouverts parce que des clients avaient besoin de fermer des chantiers, ou de les mettre en sécurité ». « Nous avons repris nos chantiers mi-avril ». L’activité est alors montée crescendo « pour atteindre 80% sur le mois de juin. Aujourd’hui, nous sommes à 90% de ce que nous faisons régulièrement en activité bâtiment ». 

A fin septembre, Layher France est à l’objectif de ses ambitions. A ce jour, l’activité est boostée par le bâtiment. « Il nous manque de l’activité dans nos autres corps de métiers, mais je suis très confiant pour 2021 », a souligné Éric Limasset. « Il y a du travail, on sent que le business est là, c’est plus une question de confiance, et de prise de décisions ». Il a précisé que la société avait beaucoup embauché. « C’est une crise qui est une période d’opportunités, parce que beaucoup d’équilibres vont être remodelés. Sur un marché qui est mature, stagnant, les parts de marché sont assez figées entre les différents acteurs ». Ces parts de marché peuvent fluctuer du fait de la crise, a-t-il estimé. Layher France compte ainsi s’appuyer sur ses innovations-produits et sur ses nouveaux services pour booster son activité. 

 

Des formations à distance 

 

Fin 2019, Layher France avait lancé les Afterworks. Ces rendez-vous permettaient aux clients de se former sur trois thématiques : la législation, les nouveaux produits et les appels d’offres. « Notre rôle aussi, c’est de former nos clients, de les accompagner. S’ils ont plus de marchés, il y a aura plus de matériels à mettre en jeu. Donc c’est gagnant-gagnant ». 

Au moment du confinement, la société a pensé une nouvelle offre de formations avec la mise en place de 50 webinaires, qui ont réuni près de 3 000 participants. « Ce qui est surprenant, c’est que la majorité de ces participants n’étaient pas des clients. C’est souvent des préventeurs, des architectes, des Hommes de l’art qui voulaient s’informer sur ces thématiques : législation, conception, logiciel, aides financières en période de Covid. Ça a été une belle réussite ».

Sur la partie formation. Éric Limasset a également rappelé que la filiale Formation de Layher formait 600 personnes par an, de l’utilisateur jusqu’à l’ingénieur. Autre public visé, les créateurs d’entreprises. « Nous avons créé un parcours de deux jours, nous leur enseignons toutes les ficelles du métier ». Et à partir de 2021, Layher France va multiplier les formations à distance, celles qui sont possibles bien sûr « que ce soit de la préparation en amont du stage » ou pour faire « de la révision en aval ». 

Layher accompagne également les plus jeunes. L’entreprise, en partenariat avec le Syndicat Français de l'Échafaudage, du Coffrage et de l'Étaiement (SFECE), a développé une Formation Complémentaire d'Initiative Locale (FCIL) pour répondre à la pénurie de main d’œuvre et former des échafaudeurs. Mis en place dans un lycée à la Rochette, l’exercice devrait se répéter dans d’autres établissements, le ministère de l’Éducation nationale ayant donné son accord. 

 

Des services et produits adaptés aux attentes du secteur

 

Depuis septembre, pour plus d’efficacité, Layher France propose des relevés de chantiers par drone. « Ça permet d’avoir un fonds de plan rapide et précis ». La société est également passée en FullBim. « Un algorithme prend nos pièces, les dessine réellement dans Revit. On peut intervenir derrière, ajouter une utilité… On construit l’échafaudage dans la maquette numérique, et là on a quand même beaucoup plus de possibilités de travail collaboratif. La prochaine étape, ce sera d’abonder la banque mondiale d’éléments revit, avec l’échafaudage ». 

Lors de son échange avec la presse, Éric Limasset s’est aussi référé à l’activité montage de Layher. Être sur le terrain permet à l’entreprise d’être attentive aux besoins des professionnels. « C’est difficile de vendre un produit si je ne sais pas l’utiliser ou si je ne connais pas les contraintes du chantier. Il peut y avoir une différence d’attente du marché par rapport au produit fabriqué. Nous savons ce qu’attendent les préventeurs. Ça nous permet d’imaginer plus rapidement les innovations, nous avons quand même un temps d’avance car nous sommes au cœur du métier ».

L’innovation c’est aujourd’hui UNI-SAFE, un produit qui doit répondre à la problématique de la protection collective. « Dans toute la profession, les garde-corps définitifs sont lourds, encombrants, et en termes de logistique, c’est très difficile ». Layher France a ainsi déployé un système « simple à mettre en place et compatible avec la gamme universelle qu’ont tous nos clients ». « Plus économique et plus léger », aussi a assuré Éric Limasset. 

« Il se monte sans outils grâce à un système de clips ». Il n’y a pas de sens imposé pour la mise en place, ce qui apporte de la flexibilité sur le chantier. Pour plus de confort, la largeur du plancher peut également être modulée. « Le poids maximum que l’on soulève, c’est le montant de 8 kilos. On ne soulève rien au-dessus des épaules ».

« L’avantage, c’est qu’on part d’une base de poteaux Layher (LightWeight), donc il n’y a pas de diminution de charges avec ce nouveau produit. On est dans les mêmes capacités de haute résistance dans l’ossature ». 

« Sur une palette, on met 18 garde-corps MDS ancienne génération. Aujourd’hui sur la même palette, on va pouvoir mettre 136 garde-corps, c’est-à-dire 272 lisses. En termes de manutention, de stock, on va diminuer pratiquement par deux le volume que représente un échafaudage », a-t-il détaillé. Et niveau transports, les coûts devraient eux aussi être divisés par deux.

Rose Colombel
 

Redacteur

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