Le Syndicat des énergies renouvelables s’inquiète pour l’avenir de l’éolien en mer Vie des sociétés | 12.04.18

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Alors que le premier ministre, Edouard Philippe, doit décider, dans les prochains jours, de l’avenir de l’éolien en mer, le Syndicat des énergies renouvelables rappelle tout l’intérêt de développer la filière. Les parcs éoliens, attribués par l’Etat en 2012 et 2014, permettraient en effet de créer plus de 15 000 emplois et d’attirer un grand nombre d’investisseurs. Le Syndicat appelle ainsi le gouvernement rouvrir les négociations avec chacun des porteurs de projets.
Le Syndicat des énergies renouvelables (SER) est inquiet : le Gouvernement pourrait remettre en cause les parcs éoliens en mer attribués par l’Etat en 2012 et 2014 alors même qu’ils sont « indispensables pour progresser sur la trajectoire de l’objectif de 40% d’électricité renouvelable d’ici 2030 que s’est fixé la France ».

Une décision qui « fragiliserait lourdement et durablement la confiance des industriels et des investisseurs de ces projets ». Sans ces projets, « il faudra également renoncer à la formidable opportunité de croissance économique portée par le développement des énergies marines renouvelables dont nombre de nos voisins européens profitent déjà », estime le SER.

En termes d’emploi, il y a aurait également beaucoup à perdre : accompagner ces projets, c’est également permettre la « concrétisation de plans industriels français porteurs de plus de 15 000 emplois, dont une partie a déjà été créée », poursuit le syndicat.

« Croire que l’on peut arrêter et relancer des projets éoliens en mer sans créer de dommages pour l’ensemble de la filière est illusoire. Leur remise en cause mettrait en péril les plans industriels que l’Etat appelait de ses vœux et les emplois associés. Elle porterait gravement atteinte à l’attractivité de notre territoire pour les investisseurs et génèrerait des questions d’ordre juridique majeures », déclare Jean-Louis Bal, Président du SER.

« Les régions littorales – Bretagne, Normandie et Pays de la Loire - se sont massivement mobilisées pour accueillir cette énergie marine dont elles attendent de nombreuses retombées économiques. Elles ont déjà investi plus de 600 millions d’euros pour la naissance de cette nouvelle filière en actions de R&D et dans leurs infrastructures portuaires », ajoute-t-il.

Rouvrir le dialogue

Dans ce contexte, le SER, le Cluster Maritime Français et le GICAN souhaitent qu’un dialogue soit initié dans ces prochains jours avec la profession. Ils soulignent l’importance de « rouvrir, le plus rapidement possible, des négociations avec chacun des porteurs de projets, notamment sur le tarif d’achat, tout en préservant le calendrier de réalisation des projets et les plans industriels prévus ».

Le SER rappelle en outre avoir réalisé deux contributions qui présentent le coût réel du soutien public des six premiers parcs éoliens en mer ainsi que les emplois et les capacités de production de la filière éolienne maritime.

« Ces éléments montrent que la réalisation de l’ensemble des six parcs est, non seulement créatrice d’emplois locaux, mais également la clé de voûte de la structuration d’une filière sur le sol français, qui placerait notre pays en capacité de bénéficier des opportunités industrielles liées à la transition énergétique en Europe et dans le reste du monde », conclut le communiqué.

R.C
Photo de une : ©Fotolia
Redacteur

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