Les zones périurbaines particulièrement touchées par le mal-logement Vie des sociétés | 26.09.18

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Les zones périurbaines particulièrement touchées par le mal-logement
Après Qualitel, c’est aujourd’hui le groupe Velux qui a présenté l’édition 2018 de son Baromètre de l’Habitat sain. Revenant sur l’état des logements à l’échelle européenne et ses conséquences sur la santé des habitants, le document dresse un constat édifiant : les zones périurbaines, qui sont pourtant les plus demandées par les ménages, sont également celles où se regroupent de nombreux biens immobiliers vétustes. Explications.
L’année dernière, le Baromètre de l’Habitat Sain publié par Velux dressait un état des lieux ô combien pertinent sur le rapport entre logement insalubre et problèmes de santé. Ce 26 septembre, le spécialiste de la fenêtre de toit a présenté la 4e édition de son étude abordant une thématique inédite.

Si l’état du parc immobilier européen est toujours au cœur du document, l’industriel a cette fois fait le parallèle avec la périurbanisation. Dérivant de l’urbanisation, ce phénomène concerne l’extension des périphéries et par là même la transformation des surfaces.

Dès lors, le constat de Velux est simple : les zones concernées par la périurbanisation sont particulièrement dynamiques à l’échelle européenne, enregistrant une croissance supérieure de 54% à celle des villes depuis 1961. Réputés moins coûteux et plus calmes que les agglomérations, ces espaces cachent pourtant une triste vérité : plus de 64% des logements situés dans ces territoires datent d’avant 1979, dont 22,69% pré-1945.

Autant dire que le parc immobilier est loin d’être récent : « une bonne partie de ce parc est devenue vétuste, voire insalubre », résume le Baromètre. « Le parc immobilier représente à lui seul 40% de la consommation d’énergie en Europe et plus du tiers de ses émissions de CO2. »

La rénovation, solution à tous les problèmes ?

Faisant écho à son Baromètre précédent, Velux rappelle que les biens anciens et vétustes sont soumis à de nombreuses problématiques : humidité, chaleur étouffante en été, grand froid en hiver, manque de luminosité, etc. Autant de facteurs qui ne sont pas sans conséquence sur la santé des résidents, deux fois plus nombreux à se déclarer en mauvaise santé, selon l’industriel danois.

« L’étude publiée cette année montre qu’il y a une bataille importante à mener dans les périphéries pour assainir le parc immobilier. Nous devons tous nous mobiliser sur la question de l’habitat pour pouvoir tenir les engagements pris en 2016 dans l’Accord de Paris sur le Climat. L’effort ne peut pas être unilatéral : politiques, professionnels et particuliers ont tous un rôle à jouer », alerte David Briggs, président directeur général du Groupe Velux.

De fait, le Baromètre revient notamment sur l’importance de la rénovation, rappelant étroitement les observations de Qualitel. 295 milliards d’euros seraient nécessaires à la mise aux normes du parc de logements européen. Une somme importante, mais qui n’est rien face au montant déboursé pour soigner les conséquences du mal-logement, estimé à 194 milliards d’euros en Europe. 

« Je salue cette nouvelle édition du Baromètre de l’Habitat sain. Il est essentiel de disposer de données étayées, fiables et comparables pour éclairer nos décisions. C’est la seule voie pour faire face au défi du logement et tenir nos engagements énergétiques et climatiques. N’oublions jamais que la transition énergétique commence à la maison ! », conclut Maroš Šefčovič, vice-président de la Commission européenne.

F.C

Photo de Une : ©Fotolia
Redacteur

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