Qualité de l'air : 43% des Français n'ont jamais entendu parler des COV Vie des sociétés | 27.02.19

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Le Synasav révélait en septembre dernier que la qualité de l’air intérieur était encore une notion « un peu abstraite » pour une grande majorité de Français. Une tendance confirmée par une récente étude réalisée par l’Institut Harris Interactive pour le compte du constructeur de maisons individuelles IGC. Les résultats mettent en évidence que 63% des Français considèrent que leur air intérieur est « bon ». Que savent-ils des COV ? Pas grand-chose ! Ils sont même 43% à ne jamais en avoir entendu parler.

En matière de qualité de l’air intérieur, il reste encore beaucoup à faire ! Une récente étude réalisée par IGC avec l’Institut Harris Interactive indique que les Français font encore preuve d’une « certaine méconnaissance » à ce sujet. Un constat qui avait déjà été fait par le Synasav en septembre dernier.

Il est pourtant urgent d’agir et de lutter plus encore contre la pollution intérieure. Rappelons que nous passons au moins 80% de notre temps dans des endroits clos. L’air y est jusqu’à 5 fois plus pollué que l’air extérieur.

Une étude Anses, CSTB, OQAI estime à 20 000 le nombre de décès par an directement lié à la QAI. Plus de 28 000 nouveaux cas de pathologies sont dénombrés chaque année tandis que le nombre d’asthmatiques s’est multiplié par 4 en 30 ans.

L'air intérieur est-il si bon ?

Malgré des chiffres alarmants, 63% des Français considèrent que leur air intérieur est bon. Dans le détail, les 18-34 ans semblent légèrement moins satisfaits de leur air intérieur que les autres tranches d’âge (58% vs 65% chez les 55 ans et plus). Des disparités régionales sont aussi observées : 72% des sondés domiciliés dans le Sud-Ouest le considèrent « bon » versus 48% en Ile-de-France.

Si plus d’un français sur deux se dit satisfait de la qualité de leur air intérieur, ils sont 86% à vouloir l’améliorer, une valeur qui monte même à 91% chez les 18-34 ans. Pour ce faire, aérer reste la solution « la plus simple et à portée de tous ». 80% des répondants disent aérer leur logement au moins une fois par jour. C’est dans le Sud-Est qu’ils sont plus nombreux à réaliser cette opération : 84% vs 77% dans le Nord-Ouest. En Ile-de-France, 22% aèrent deux fois par jour contre 12% dans le Nord-Est.

Les 18-34 ans sont les mauvais élèves puisqu’ils sont 20% à n’aérer que deux fois par semaine leur logement ! Et 2% de la population… ne le fait jamais.

Les Français sont-ils conscients des agents polluants ?

Bien que sensibles à la qualité de l’air intérieur, 43% des Français n’ont jamais entendu parler des COV (Composants Organiques Volatils), 40% connaissent « juste de nom », 14% connaissent « assez bien » et seulement 3% connaissent « très bien ».

Ainsi, alors même que la RT 2012 a rendu les maisons plus étanches à l’air permettant aux COV, à l’origine de la pollution intérieure, de proliférer, les Français n’ont toujours pas conscience de leur impact sur la santé.

Pour rappel, les COV se matérialisent sous forme de peintures, solvants, produits ménagers, fumée de tabac mais aussi lors de la cuisson des aliments ou lorsque l’on meuble sa maison. La qualité de l’air intérieur est également impactée par le taux de CO2, gaz carbonique, que nous dégageons naturellement en respirant, souligne IGC.

Le constructeur de maisons individuelles rappelle enfin l’existence de solutions « innovantes » pour améliorer la qualité de l’air intérieur. Parmi elles, les plaques de plâtres dépolluantes qui permettent d’éliminer 80% des COV, associées à l’installation d’une ventilation naturelle optimisée.

Il cite aussi les capteurs CO2 pour mesurer en permanence le taux de dioxyde de carbone présent dans l’air, reliées à une application mobile qui alerte lorsque le taux est trop concentré, invitant alors à augmenter la puissance de ventilation ou à ouvrir les fenêtres. Il se réfère en outre à des systèmes intelligentes de ventilation composés de détecteurs qui mesures 24h/7j la qualité de l’air.

Si la ventilation est largement plébiscitée, les bonnes pratiques manquent. Dans son étude, le Synasav indiquait que 95% des ventilations n’étaient pas entretenues en France. Son président, Patrick Carré, indiquait alors : « L’entretien et la maintenance réguliers des appareils de ventilation sont indispensables afin d’éviter de potentiels risques sanitaires (…). Si les Français confiaient à un professionnel qualifié l’entretien annuel de leurs systèmes de ventilation, ils s’assureraient bien entendu de leur bon fonctionnement, allongeant du même coup la durée de vie de ces derniers, mais participeraient également à une nette amélioration de la qualité de l’air qu’ils respirent quotidiennement ».

Rose Colombel
Photo de une : ©Adobe Stock

 

 

 

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