SIMI : Terbis présente deux nouveaux procédés de dépollution des sols

Vie des sociétés | 07.12.17
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SIMI : Terbis présente deux nouveaux procédés de dépollution des sols - Batiweb
Terbis, spécialiste du traitement et de la valorisation des sols pollués, a choisi le Simi pour présenter deux nouvelles techniques visant à « ressusciter » le foncier pollué à savoir
« poubellien » et Solpur. Pour en savoir plus sur l’activité de l’entreprise, nous sommes allés à la rencontre de son Président, Michel Prendleloup. Collecte, tri et valorisation des déblais… Terbis fait la part belle à l’économie circulaire. Détails.
« Terbis est à la fois nouvelle et ancienne. La société est née dans les années 80 sous un autre nom. En 2009, j’ai racheté l’activité et je suis reparti avec une équipe de spécialistes de sites et sols pollués. Toute l’équipe de management a entre 25 et 35 ans de savoir-faire dans le monde de l’environnement », nous explique Michel Prendleloup.

A travers son activité, la société cherche à « ressusciter le foncier » pollué. « Il s’agit de travailler sur des sites qui ont eu un impact environnemental » donc à la fois des pollutions naturelles et des pollutions anthropiques, précise M. Prendleloup ; L’objectif étant de « rendre le terrain compatible avec l’usage prévu ».

Une implication en amont du projet

Une des caractéristiques qui différencie Terbis, c’est son implication en amont des projets. « Notre expertise nous permet d’approcher le maître d’ouvrage pour essayer de faire évoluer les projets et avoir les coûts les plus maîtrisés possibles ».

« On connaît parfaitement bien les contraintes d’un terrain et sommes capables de diriger un projet. Ce qu’on aime le plus, c’est de participer à son montage depuis le début », poursuit le président de Terbis.

L’activité de l'entreprise ne se limite pas à la dépollution des sites et des sols puisque la société traite et valorise également les matériaux sur site. « On a une implication dans le métier qui est assez différente de ce que l’on trouve autour de nous. On est fortement impliqué dans l’économie circulaire. On ne pratique presque jamais le « pelle-camion-décharge ». Ce n’est pas notre pain quotidien ». Michel Prendleloup souligne en effet que trop souvent, les matériaux sont considérés comme des « déchets ultimes et sont destinés à l’élimination » alors qu’ils ont encore une valeur marchande.

Une valorisation sur site

Terbis traite et valorise ainsi les matériaux sur site par le tri successif des terres polluées, le nettoyage des terres par le lavage physico-chimique ou traitement biologique. Chaque projet fait l’objet d’une analyse complète du besoin et conduit à la mise en place sur site d’une unité spécifique de traitement des terres.
« Nous avons une série de procédés et toute une série de matériels qui les accompagnent », précise le président de Terbis. Chaque procédé va être choisi selon le type de dépollution à mener, l’objectif étant d’obtenir derrière « 98% de terres réutilisables ». Terbis limite ainsi les évacuations des terres en décharge par camions traitant sur place la pollution et évite le recours à des matériaux d’apports. Les 2% de terres restants sont bien sûr envoyés en décharge, en cimenterie ou sont incinérés.

L’avantage de coupler dépollution et valorisation

Michel Prendleloup voit en l’offre de Terbis un réel avantage. « Le coût de la dépollution est plus faible que dans une solution de dépollution classique. Notre offre est plus économique et aussi plus écologique puisqu’on ne déplace pas une pollution, le bilan carbone est donc immensément meilleur. Grâce à notre implication en amont du dossier, on aide la maître d’ouvrage a avoir un projet le plus pertinent possible sur un sol donné ».

Un savoir-faire largement utilisé

Les procédés développés par Terbis ont déjà fait leurs preuves. La société a par exemple participé à la dépollution des déchets de l’Erika et du site AZF de Toulouse.

Dans le cadre du projet d’une grande marina avec 400 logements à l’Isle Adam (95), Eiffage Construction a fait appel à la société pour vider la décharge, dépolluer les sites amiantés et réaliser une étude et des travaux de dépollution pyrotechnique. Pour ce projet Terbis a proposé le procédé « poubellien » dédié à la réhabilitation de décharges.

Très vite les équipes ont découvert des obus de mortiers, des obus de défense anti aérienne non explosés, des fusils, des mitrailleuses… En effet, la zone a fait l’objet de combats pendant la seconde guerre mondiale et a été bombardée à de nombreuses reprises. Terbis a donc mis en place une installation adaptée au travail en environnement complexe. Ce chantier de fouille de 50 000 m3 devrait se terminer en février 2018.

Autre projet, l’opération expérimentale du procédé Solpur à Bagnolet avec la Société du Grand Paris qui devrait démarrer en janvier 2018. La Ville de Bagnolet a l’intention de construire un hôtel à caractère social sur une ancienne carrière de gypse. Pour la conforter, Terbis a prévu d’utiliser les déblais des chantiers du Grand Paris Express « ce qui permettra une sortie et un retour immédiat à la terre ».

« La technologie « Solpur » nous permet d’utiliser des remblais sans qu’ils soient trop caractérisés, de les dépolluer si nécessaire et de fabriquer derrière un produit de confortement », détaille M. Prendleloup.

Dans quel cas conforter un site ? Le confortement est nécessaire dans le cas de la construction d’un immeuble mais également lorsqu’un parc présente des risques d’éboulement. « Dans les deux cas, on a cahier des charges de l’inspection générale des carrières qui nous impose d’avoir une qualification du sol une fois les travaux terminés ».

Terbis nous précise enfin détenir une petite société immobilière « capable de faire de l’acquisition de terrains pollués ».

Propos recueillis par Rose Colombel
Redacteur
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