Vingt-trois ponts nécessiteraient des travaux de réparation en France Vie des sociétés | 27.09.18

Partager sur :
Le 11 septembre dernier, la ministre des Transports Elisabeth Borne présentait son budget pour les quatre prochaines années, faisant la part belle à l’entretien des infrastructures. Pour plus de transparence, le gouvernement a annoncé ce mercredi 26 la mise en place d’un site détaillant l’état du réseau routier national. Vingt-trois ponts nécessitent ainsi des travaux de réparation, dont deux de manière urgente.
Après le drame de Gênes, les Français pouvaient légitimement se poser des questions sur l’état des ponts du réseau national. Afin de les renseigner au mieux, le ministère des Transports vient tout juste de lancer une rubrique dédiée à l’entretien des ouvrages présents sur le territoire.

Ce nouvel espace digital liste ainsi quelque 164 grands équipements du réseau routier national (RNN), catégorisés selon leur besoin plus ou moins urgent de réparations. Au total, vingt-et-un ponts sont classés dans le niveau 3, qui regroupe les « ouvrages dont la structure est altérée et nécessite des travaux de réparation, sans caractère d’urgence ».

Deux viaducs en situation d’urgence

En revanche, deux autres ouvrages font partie de la catégorie 3U, disposant donc d’une structure « gravement altérée » nécessitant « une intervention urgente ». Le ministère tient cependant à se montrer rassurant : « les réparations sont d’ores et déjà soit engagées soit achevées ».

Ainsi, le viaduc de Caronte n’est plus considéré comme requérant une intervention urgente depuis avril 2018. Une prochaine inspection devrait permettre de lever définitivement le caractère U de la cotation de l’ouvrage. Le viaduc d’Echinghen, quant à lui, fait toujours l’objet de travaux, qui devraient s’achever d’ici fin 2019.

De manière générale, le gouvernement rappelle également que l’ensemble des ponts du RNN est suivi de manière précise. Chacun d’entre eux fait notamment l’objet d’un audit complet tous les trois ans et d’une inspection détaillée par an, a minima.

« On a des ponts qui ne sont pas tous tout neufs », avait reconnu la ministre Elisabeth Borne mercredi matin sur CNews. « Je n’ai pas attendu la catastrophe de Gênes pour agir sur l’entretien, la remise en état du réseau national », avait-elle poursuivi, profitant de cette intervention pour revenir sur le budget conséquent qui sera consacré à l’entretien des infrastructures de transport dans les prochaines années.

F.C (avec AFP)
Photo de Une : ©Fotolia
Redacteur

filter_list Sur le même sujet

Effondrement à Gênes : faut-il s’inquiéter des ponts de France ?

Effondrement à Gênes : faut-il s’inquiéter des ponts de France ?

Nos ponts sont-ils en danger ? C’est la question que peuvent légitimement se poser les Français, après la terrible catastrophe qui a frappé Gênes le 14 août dernier. Si en Italie la reconstruction du viaduc qui s’est effondré est déjà envisagée, le gouvernement français tient quant à lui à se montrer rassurant : seulement 30% des ouvrages nécessiteraient des réparations, dont la majorité serait de moindre envergure. Les détails.
Un milliard d’euros supplémentaire pour aider les collectivités à rénover leurs ponts

Un milliard d’euros supplémentaire pour aider les collectivités à rénover leurs ponts

La France sombrerait-elle dans la paranoïa ? Après l’effondrement du viaduc de Gênes en août dernier, les moyens économiques en faveur de l’entretien des infrastructures dont dispose l’hexagone se multiplient. Le dernier en date : une enveloppe d’un milliard d’euros qui pourrait être mise en place par la Caisse des dépôts en faveur des collectivités.
Des sénateurs déclarent l’urgence d’un

Des sénateurs déclarent l’urgence d’un "plan Marshall" pour rénover les ponts

Presqu’un an après l’accident de Gênes, 25 000 ponts routiers en France seraient toujours en mauvais état. La mission d’information sur la sécurité des ponts exige un « plan Marshall » pour rénover ces ouvrages d'art. La priorité, selon eux, devrait être mise sur l'assistance aux petites collectivités territoriales, ont rapporté les sénateurs lors d'une conférence de presse de ce matin.
40% des Français réclament plus d’investissements dans les infrastructures

40% des Français réclament plus d’investissements dans les infrastructures

Actuellement en discussion à l’Assemblée, le projet de loi d’orientation des mobilités répond à une triple exigence : remettre en état le système de transports, lutter contre l’assignation à résidence des Français et accélérer la transition vers une mobilité plus durable. Des actions qui semblent aujourd’hui indispensables tant les Français se montrent « insatisfaits » des infrastructures. Une étude Ipsos révèle en effet qu’ils sont 40% à réclamer plus d’investissements dans le routier et le ferroviaire.

En poursuivant votre navigation sur notre site, vous acceptez l'utilisation de cookies afin de nous permettre d'améliorer votre expérience utilisateur. En savoir plus

Accepter