Surélévation de la Tour Montparnasse : des opposants appellent à abandonner le projet Architecture | 17.09.19

Partager sur :
Deux associations se sont élevées contre le projet de surélévation de la Tour Montparnasse, qui prévoit de créer une serre végétalisée en verre de 22 mètres sur la célèbre tour qui s’élève déjà à 210 mètres de haut. Alors qu’Anne Hidalgo, maire de Paris, a donné son feu vert au projet en juillet dernier, Sites et Monuments et l’association Monts14 ont déposé un recours pour que l’élue revienne sur le permis de construire.

A la suite d’un concours international d’architecture lancé en 2016, le groupement d’architectes Nouvelle AOM avait été désigné pour redonner, d’ici 2024, « une identité forte, innovante, dynamique et moderne » à la Tour Montparnasse, « en y intégrant des objectifs d'usage, de confort et de performance énergétique ».

 

Un « gadget écologiste » superflu ?

 

Le projet retenu ? Une surélévation en verre de 22 mètres de haut abritant une serre végétalisée. Anne Hidalgo, maire de Paris, avait autorisé le permis de construire en juillet, mais des associations se sont élevées contre cette surélévation, jugée dénaturante pour le patrimoine ou encore superflue, Patrice Maire de l’association Monts14 critiquant notamment « un effet de mode ».

 

Parmi les plus farouches opposants, Monts14 est une association du 14ème arrondissement de Paris qui a lancé une pétition en ligne sur change.org intitulée « Il faut empêcher la surélévation de la Tour Montparnasse ». Selon ses membres, présenter le projet comme une construction amovible est trompeur car le verre pourrait être remplacé par une construction en dur.

 

Sites et Monuments, qui a toujours été critique envers la Tour Montparnasse, s’est également insurgé de cette surélévation : « On est dans le gadget écologiste le plus total, on verdit la tour pour qu'elle apparaisse plus sympathique, alors qu'elle a très mauvaise image », estime ainsi Julien Lacaze, vice-président de l’association.

 

« Ce projet, équivalent d’un immeuble haussmannien de belle taille, n’est pas dans la continuité de la tour et est fait pour être encore plus voyant. Ce sera dans la nuit une sorte de bouffon éclairé », poursuit le responsable de Sites et Monuments. « Il est temps pour la maire de repenser l'ensemble », assène-t-il.

 

C.L.

Photo de une : ©Adobe Stock

Redacteur

filter_list Sur le même sujet

Réaménagement du quartier Maine-Montparnasse : le projet lauréat dévoilé

Réaménagement du quartier Maine-Montparnasse : le projet lauréat dévoilé

En mars 2018, la Ville de Paris et le syndicat des copropriétaires de l’Ensemble immobilier Tour Maine-Montparnasse (EITMM) lançaient une consultation d’urbanisme et un concours pour réaménager le quartier Maine-Montparnasse et rénover sa célèbre tour. L’équipe lauréate a enfin été dévoilée ce jeudi 11 juillet : son projet ambitionne de végétaliser et rendre le quartier davantage accessible aux piétons.
Projet controversé de la Tour Occitanie : le permis de construire signé par la mairie de Toulouse

Projet controversé de la Tour Occitanie : le permis de construire signé par la mairie de Toulouse

Après des mois de polémiques et cinq avis favorables de la Commission d’enquête publique, le permis de construire de la Tour Occitanie a été signé ce mardi 23 juillet par la mairie de Toulouse. Jean-Luc Moudenc, maire LR de Toulouse, veut faire de ce gratte-ciel de 153 mètres de haut, « la signature architecturale de la ville », mais est confronté à de nombreux opposants qui craignent notamment des conséquences visuelles, écologiques et sociales.
Paris veut faire émerger l'urbanisme du futur

Paris veut faire émerger l'urbanisme du futur

La mairie de Paris souhaite impulser une nouvelle dynamique architecturale destinée à faire entrer la capitale dans le futur et l'innovation. Plus d'une dizaine de sites parisiens pourraient être vendus afin de réinventer complètement le concept d'habitat, de travail et de commerce. Pour la première phase de l’opération, ce sont 100 000 m² qui seraient ainsi concernés par cet appel à projets innovants lancé en automne
Quand un projet métropolitain fait la part belle à la qualité de l’air intérieur

Quand un projet métropolitain fait la part belle à la qualité de l’air intérieur

De plus en plus préoccupante dans l’industrie du bâtiment, la question de la qualité de l’air intérieur se pose d’autant plus pour les réalisations situées à proximité d’espaces pollués. En l’occurrence, le projet Bruneseau, porté par le groupement Nouvel R, devrait voir le jour à proximité du boulevard périphérique de Paris. Pour éviter aux immeubles de subir les pollutions liées à cet emplacement, les équipes à l’origine du programme ont placé la « qualité de l’air au cœur de sa conception ».

En poursuivant votre navigation sur notre site, vous acceptez l'utilisation de cookies afin de nous permettre d'améliorer votre expérience utilisateur. En savoir plus

Accepter