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A69 : Atosca mis en demeure pour les émissions d'une centrale à bitume

Publié le 03 septembre 2026 à 9h55, mis à jour le 03 septembre 2026 à 16h55, par Raphaël Barrou

La préfecture du Tarn met Atosca en demeure après des analyses non conformes de la centrale à enrobés de Puylaurens, sur le chantier de l'A69.
©Adobe Stock - Batiweb
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La préfecture du Tarn a mis en demeure mercredi le constructeur de l'A69, Atosca, de réduire la présence dans l'air de substances émises lors de la fabrication du revêtement de la future autoroute Toulouse-Castres. Cette annonce intervient alors que la pose de ce revêtement est presque terminée et que l'autoroute doit être inaugurée mi-octobre. 

Des rejets qui « dépassent trois fois les normes autorisées »

 

Les résultats d'analyses « en sortie de cheminée » de « la centrale à enrobés » de Puylaurens, réalisés le 25 août, « sont non conformes sur 2 des 7 substances ou familles de substances à surveiller », indique la préfecture dans un communiqué. « Le Préfet a adressé une mise en demeure au concessionnaire Atosca et lui a donné jusqu'au 17 septembre pour corriger les réglages de l'installation », ajoute la préfecture. 

Selon le collectif anti-A69 La Voie est libre, les rejets de la centrale « dépassent trois fois les normes autorisées ». « Nous apprenons que le préfet du Tarn reconnaît par un arrêté de mise en demeure que la centrale à bitume de Puylaurens, vantée comme exemplaire par Atosca et les services de l'État, dépasse les seuils autorisés de rejets de composés organiques volatils (COV) dans l'atmosphère », s'étonne le collectif dans un communiqué.

La poursuite du chantier ne devrait pas être impactée

 

La Voie est libre rappelle que « les habitants et les parents d'élèves des écoles riveraines n'ont cessé d'alerter sur les pollutions et les odeurs agressives rejetées par ces centrales » et dénonce « l'inaction de l'État pendant neuf mois ». Atosca utilise également une autre centrale de ce type, celle de Villeneuve-les-Lavaur. « Allons-nous découvrir dans un an qu'elle empoisonne elle aussi les habitants ? », s'interroge le collectif, qui demande « l'arrêt immédiat de ces deux centrales »

La préfecture assure de son côté, via l'Ineris, l'établissement public de référence sur la qualité de l'air, que « les concentrations mesurées autour de la centrale sont restées majoritairement faibles dans l'air ambiant ». « Aucune dégradation de l'environnement n'a donc pu être mise en évidence », ajoute la préfecture. Fin juin, le Conseil d'État a autorisé de manière « définitive » la poursuite du chantier de l'A69 Toulouse-Castres, contesté par des écologistes.

Avec AFP

 

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Raphaël Barrou
Journaliste - Batiweb

Raphaël Barrou est journaliste à la rédaction de Batiweb. Passionné par le monde du bâtiment et de l’immobilier, il s’intéresse en particulier aux actualités de travaux de rénovation et à l’avenir du secteur de la construction concernant l’utilisation de l’IA et de la robotique.

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