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Le refroidissement adiabatique plus efficace qu’une PAC ?

Publié le 02 mai 2022

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Alors que le soleil dévoile ses premiers rayons, le grand match PAC versus autres solutions de confort d’été reprend. Seeley International défend notamment le rafraîchissement adiabatique. Un tel système serait plus efficace en termes de consommations énergétiques et d’eau, mais aussi plus favorable à la QAI, selon le fabricant.
Le refroidissement adiabatique plus efficace qu’une PAC ? - Batiweb

À chaque retour des beaux jours, le secteur du génie climatique a le droit à la compétition de la solution assurant le meilleur confort d’été. Bien que la fameuse pompe à chaleur (PAC) soit plébiscitée en la matière, d’autres solutions tendent à s’imposer sur le marché. C’est le cas des stores et volets, mais également des systèmes des rafraichissement adiabatique. C’est sur ce dernier système que la marque Seeley International revenait ce jeudi 28 avril. 

« Si aujourd’hui en France, la production d’énergie grâce au nucléaire nous permet d’avoir accès à une électricité décarbonée avec un coût plus maîtrisé que dans d’autres pays, devons-nous pour autant choisir exclusivement des appareils énergivores ? Il serait peut-être temps, enfin, de mettre un terme à ce cercle vicieux en arrêtant de recourir à des solutions de climatisation pour nous rafraîchir en pleine canicule ! », appuie Xavier Delaigue.

Par « appareils énergivores », le directeur commercial EMEA de Seeley International fait allusion aux installations électriques, pompes à chaleur… Leur consommation est devenue « exponentielle » selon la marque, surtout dans l’industrie et le tertiaire. « Ce débat est à relativiser dans la mesure où il exclue l’existence de tout autre mode de rafraîchissement permettant un niveau de confort tout aussi équivalent, et n’ayant pas un impact désastreux sur l’environnement », commente le fabricant de climatiseurs, spécialisé dans le rafraichissement adiabatique.

Un système de climatisation moins vorace en eau et énergie

 

Les produits de Seeley International reprennent les principes de cette pratique ancestrale, consistant à faire passer de l’air dans un drap mouillé pour rafraîchir l’air par évaporation de l’eau. Une méthode certes simple mais qui n’est pas sans inconvénient. 

Un guide du programme Profeel pointait notamment du doigt les potentielles pertes de charge associées au rafraîchissement adiabatique. « Grâce à des moteurs performants de dernière génération, et des pales de ventilation pensées pour augmenter la qualité aéraulique et ainsi éviter les déperditions d’énergie, certains systèmes Seeley International obtiennent un COP supérieur à 20 alors que l’ensemble des systèmes de pompes à chaleur se positionne autour de 3-4 », assure cependant la marque.

Les sytèmes de refroidissement de Seeley International permettraient donc des économies d’électricité mais aussi d’eau. Celle-ci serait en moyenne de 20 L/H pour 150 à 200 m2, soit 0,02 m3 par heure et 10 à 15 m3 à l’année en France.

« Cette consommation est à relativiser, puisqu’en comparaison, des WC utilisent 150 m3 par an. Cette eau, dont la qualité est contrôlée, permet d’assurer l’hygiène de l’appareil et quasiment tout ce qui n’est pas évaporé est réutilisé jusqu’à évaporation » compare Seeley International. « Il est intéressant de mettre cette consommation en regard de l’eau nécessaire pour produire 1 kW d’électricité en France. Il faut entre 75 L et 250 L d’eau pour refroidir les réacteurs nucléaires », ajoute le fabricant.

Mais est-ce qu’une telle innovation limite l’excès d’humidité, souvent reproché au système adiabatique et néfaste pour la qualité de l’air intérieur ? À en croire Seeley International, ses solutions premium sont capables de maintenir une température entre 20 et 25°, tout en maintenant le taux d’humidité à entre 40 et 65 %. L’ « idéal pour limiter la volatilité des particules de poussières et les virus dans l’air », avec un taux de renouvellement d’air estimé à entre 10 et 20 %.

« La crise sanitaire que nous traversons actuellement démontre les limites du tout « pompe à chaleur ». Ces équipements assèchent les muqueuses et favorisent la prolifération des virus en faisant recirculer l’air », appuie Xavier Delaigue.


Virginie Kroun
Photo de Une : Seeley International

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