Baromètre DLR : une croissance en demi-teinte au premier trimestre 2021

Distribution | 04.06.21
Partager sur :
Baromètre DLR : une croissance en demi-teinte au premier trimestre 2021 - Batiweb
La Fédération des matériels de construction et de manutention DLR a publié jeudi 3 juin les chiffres transmis par ses entreprises adhérentes pour un bilan du premier trimestre 2021. Si les résultats s'inscrivent en hausse, ils seraient trompeurs d’après la fédération, en raison du « stop-and-go sanitaire » provoqué par la pandémie.

+ 9,3 % dans la distribution, + 15,6 % dans la location, +10,9 % dans la manutention : comparée au premier trimestre 2020, la hausse d’activité dans ces différents secteurs paraît spectaculaire. Mais pas de quoi s’emballer d’après DLR, la Fédération des matériels de construction et de manutention. Mis à côté des données du quatrième trimestre 2020, les chiffres du premier trimestre 2021 n’ont pas la même envergure, avec + 2,3 % pour la location, - 0,9 % pour la manutention, et même - 17,2 % pour la distribution.

Derrière ces variations extrêmes d’un trimestre à l’autre, la DLR pointe du doigt les « cycles d’effondrement et de reprise au gré des confinements », qui marquent la conjoncture économique française depuis le début de la crise sanitaire. Toutefois, ce baromètre note l’aptitude de ses professionnels à maintenir leur productivité, notamment dans le secteur de la location « qui se porte le moins mal dans les périodes d’incertitudes », selon DLR.

Une dynamique anticipatrice et des crédits qui permettent de souffler

 

Malgré ce compte-rendu en demi-teinte, la fédération se réjouit des anticipations dont ont fait preuve les trois secteurs. D’après le baromètre, les intentions d’embauches et d’investissements approchent « leurs maxima historiques ». 

En revanche, les résultats autour du recours au PGE se dispersent d’une branche à l’autre. Si seulement 8 % des 56 % entreprises de location ayant eu accès à ce crédit en ont consommé à hauteur de 7 % du montant, celles de distribution ont été 34 % à bénéficier d’une partie du PGE à hauteur de 60 % du montant. Côté manutention, l’utilisation s’élève à 29 % des entreprises, pour 80 % des montants mis à disposition. 

Au sein de ces deux derniers secteurs, ces prêts ont permis d’affronter plus sereinement la crise, alors qu’à leur échelle économique comme globale, un nuage d’endettement les menace, car « si la fin de la crise sanitaire approche avec la vaccination de masse, les conséquences macroéconomiques ne font que commencer », avertit DLR.

Virginie Kroun

Photo : Adobe Stock

Redacteur
filter_list

Sur le même sujet

Europe : les équipements de construction au beau fixe (étude) - Batiweb

Europe : les équipements de construction au beau fixe (étude)

« Le marché européen des équipements de construction fonctionne bien » scande le Committee for european construction equipment (CECE), qui vient tout juste de publier un rapport sur le sujet. L’occasion d’apprendre que le secteur a vu ses ventes augmenter de 10% en 2016, en partie grâce à la France et l’Allemagne, dont les résultats permettent de booster l’ensemble du continent. Bilan et perspectives du marché.
Activité en hausse pour la distribution et location de matériels de BTP - Batiweb

Activité en hausse pour la distribution et location de matériels de BTP

Les distributeurs et loueurs de matériels de BTP peuvent envisager sereinement la deuxième partie de l’année 2019. Avec un chiffre d’affaires en hausse + 12,2% et + 10% respectivement, le 2e trimestre devrait être synonyme d’embauches. A noter également que le marché de la manutention est stable, une tendance qui se doit à « la bonne santé » de la production industrielle et agricole.
Matériels de BTP : bon bilan 2019, mais des inquiétudes pour la suite - Batiweb

Matériels de BTP : bon bilan 2019, mais des inquiétudes pour la suite

La fédération DLR a dévoilé, ce vendredi 27 mars, le bilan 2019 de l’activité des matériels de chantier. Si ce bilan est tout à fait satisfaisant, avec notamment +14 % pour la distribution de matériels de BTP, DLR se montre en revanche plus pessimiste pour l’avenir, redoutant l’impact économique de la crise du coronavirus pour le reste de l’année.