De la distribution à la location, « un recul généralisé sur un an »
Publié le 17 décembre 2025, mis à jour le 17 décembre 2025 à 16h53, par Virginie Kroun

Le troisième trimestre est marqué par une embellie d’un point de vue conjoncturel. Le PIB continue de grimper (+0,5 % contre +0,3 % au T2 2025), alors que l’inflation continue sa décrue à +1 %.
«Malgré ces signaux positifs, les indicateurs de confiance restent fragiles : le climat des affaires se limite à 97,0 points et le bâtiment retombe à 95,8 points. La construction montre toutefois un point d’inflexion, avec un rebond des permis de construire (+8 %) et une quasi-stabilisation des chantiers commencés (-0,8 %), suggérant un possible plancher dans la construction neuve », est-il développé dans le baromètre dernier DLR/Asterès.
Fort ralentissement côté location de matériel
La fédération DLR, représentant 70 % du marché de la distribution, la location et la manutention des matériaux de BTP, note ainsi «une baisse de leur activité sur un an ».
Les distributeurs de matériel observent une régression de -7,3 % au T3 2025, mais bien plus modérée que celle de 18,1 % au T2 2025. Sur un trimestre, l’activité grimpe de 3,2 %. « Les ventes d’occasion se redressent (+6,9 %), mais le neuf reste fortement dégradé (-11,6 %) », est-il souligné dans le baromètre.
« Net ralentissement » côté location de matériel, avec -12,1 % par rapport au T2 2025 et - 6,7 % sur un an. Entre conjoncture fragile pour le BTP, « contraintes opérationnelles de l’été » et pression sur les prix, le chiffre des loueurs s’en est retrouvé pénalisé.
De son côté, le segment manutention affiche -6,7 % en glissement trimestriel et -11,4 % en glissement annuel. Soit un quatrième trimestre consécutif de baisse.
« L’effondrement du neuf (-34 %) neutralise la croissance de l’occasion et de la location (+7 %) et la stabilité de la maintenance (+1 %) », décrypte Asterès pour la fédération.
Selon le baromètre, la fin d’année des professionnels dépendra à la fois de l’instabilité politique et financière.
« Si les signaux de reprise dans la construction neuve se confirment et queles besoins liés à la rénovation, à la logistique et à la décarbonation s’intensifient, un mouvement de normalisation pourrait se dessiner », lit-on également. Or, côté neuf, les permis repartent à la baisse en octobre.
Sans compter les difficultés des entreprises à « composer avec une demande encore hésitante, une concurrence internationale accrue et des marges sous pression ».














