Le SER appelle à développer la chaleur renouvelable et la géothermie Eco-construction | 16.10.19

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Alors que les énergies renouvelables ont couvert 21 % de la consommation électrique française sur un an, le Syndicat des énergies renouvelables (SER) s’est félicité ce mardi 15 octobre de l’essor de l’éolien, mais appelle désormais le gouvernement à développer d’autres méthodes encore sous-exploitées comme la chaleur renouvelable ou la géothermie électrique.

Le Syndicat des énergies renouvelables (SER) a souligné ce mardi 15 octobre une « réelle dynamique » dans le secteur. Les énergies renouvelables ont ainsi couvert 21 % de la consommation électrique française en un an, de juillet 2018 à juin 2019.

 

« Des verrous ont été levés, notamment dans l'éolien. Mais il faut l'amplifier si on veut tenir les objectifs de la Programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE) » a résumé Jean-Louis Bal, président du SER.

 

Libérer le potentiel d’énergies renouvelables encore sous-exploitées

 

« La chaleur en particulier représente encore la moitié de l'énergie consommée en France et une grande part de ses émissions de gaz à effet de serre », explique le SER, qui souligne l’importance de « libérer le potentiel des énergies sous-exploitées ».

 

Le SER appelle le gouvernement à redonner des perspectives à la chaleur renouvelable et à la géothermie, mais aussi à l’hydrolien et à la cogénération bois dans le cadre de la Programmation Pluriannuelle de l’Energie (PPE).

 

Le syndicat lui demande également de prolonger l’actuelle version du CITE pour les travaux déjà engagés, de ne pas exclure totalement les ménages les plus aisés du dispositif, et d’ouvrir la prime aux inserts de cheminée aux primo-accédants.

 

Plus polémique : le SER appelle aussi à reprendre le débat autour de la taxe carbone, stoppée à la suite du mouvement des gilets jaunes, pour inciter les entreprises à investir dans la chaleur renouvelable.

 

Concernant la géothermie, le secteur annonce des opportunités de production de lithium « présent en grande quantité dans les zones géothermiques profondes », et des baisses de coûts à venir.

 

Enfin, les spécialistes alertent sur un risque de « trou d’air » concernant l’éolien en mer entre 2020 et 2022, et demandent donc de planifier « sans tarder » des projets « pour des questions de développement industriel » et de pérennité de nouvelles usines.

 

C.L.

Photo de une : ©Adobe Stock

 

 

Redacteur

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