Couverture en tuile : de la stabilité, mais aussi de l’incertitude au S2 2025
Publié le 19 janvier 2026, mis à jour le 19 janvier 2026 à 16h50, par Virginie Kroun

L’activité des 800 couvreurs interrogés par la Fédération française des tuiles et briques (FFTB) est atone au 2ème semestre 2025. Mais elle demeure stable, à +0,1 % sur toute la France, lit-on dans le 13ème Observatoire de la rénovation en couverture en tuiles.
On y découvre également des disparités régionales entre l’Île-de-France (+3,2 %) et Nord-Ouest (-1,9 %).

De la stabilité, y compris pour le moral ?
Pour les perspectives 2026, le sentiment de stabilité règne, exprimé par 62 % des entreprises sondées en septembre 2025, après 61 % en février 2025, 55 % en septembre 2024, voire 50 % en février 2024.
En revanche, le moral des couvreurs oscille. Après une remontée à 3,5/5 en septembre 2024 et en février 2025 (contre 3,25/5 en février 2023), il redescend à 3,3/5. Sûrement la conséquence d’une reprise mouvementée de MaPrimeRénov’ pour les travaux d’ampleur, avant une interruption en janvier du guichet, en l’absence d’un budget pour 2026.
Baisse continue des carnets de commandes
D’autant que les carnets de commandes des couvreurs continuent de s’éroder, depuis un point haut atteignant 7,9 mois en mars 2023. La moyenne nationale tombe ainsi à 6,1 mois.
Une majorité font état de 3 à 6 mois de carnets de commandes (40 %), tandis que seulement 15 % en dénombrent un an et 33 % moins de trois mois. Les régions Nord-Est et Sud-Ouest observent les meilleures moyennes, estimées à 7 mois.
Côté devis, pas de signes de reprise, mais une tendance normale pour 49 % du panel des sondés. 18 % l’estiment supérieure à la normale.
L’inflation s’apaise…
En attendant, la flambée des prix en approvisionnement (tuile, bois…) continue de préoccuper les entreprises, mais de moins en moins. Elle reste un point de tension pour 53 % en septembre 2026, contre 99 % en février 2023.
On ne peut pas en dire autant pour le recrutement, causant des difficultés pour 53 % des sondés en février 2025, soit 7 points de moins qu’en février 2023. La part jugeant ces difficultés comme un frein évolue peu, de 78 % en février 2023 à 75 % en septembre 2025.
Par Virginie Kroun


















