61 % des 18-34 ans rencontrent des difficultés pour trouver un logement
Publié le 28 janvier 2026, mis à jour le 28 janvier 2026 à 17h21, par Raphaël Barrou

Six jeunes sur dix rencontrent des difficultés à se loger, selon l'étude publiée le 14 janvier 2026 par Odoxa pour Nexity. L'institut de sondage a interrogé plus de 2 000 jeunes entre 18 et 34 ans, dont il a comparé les réponses à celles d'un millier de Français âgés de 18 ans et plus.
Premier enseignement, les 18-34 ans sont plus nombreux (61 %) à éprouver des difficultés pour trouver un logement que les plus de 35 ans (38 %). Des difficultés qui s'accentuent pour les personnes en couple (69 %) et les membres des foyers les plus modestes (68 %).
71 % des 18-34 ans trouvent que les loyers sont trop élevés
Alors quelles sont les raisons pour lesquelles les jeunes ont plus de mal à se loger, que le reste de la population ? La première : les prix. Ils sont en effet 71 % à considérer que le montant des loyers est trop élevé par rapport à leurs revenus. Une part légèrement plus élevée que pour l'ensemble des Français (67 %).
Mais la différence entre les deux panels est particulièrement marquée sur d'autres difficultés perçues. La moitié des jeunes interrogés évoquent une trop grande concurrence avec d'autres personnes en recherche de logement. Dans la population globale, ils ne sont « que » 42 % à relever ce problème. Souvent moins stables au niveau de leur emploi et de leurs revenus, 49 % des jeunes disent ne pas répondre aux conditions d'attribution du logement, contre 43 % chez la population française.
Ces difficultés ont une conséquence directe sur la confiance en l'avenir ainsi que la santé mentale de ces 18-34 ans (selon 86 % des sondés). Ce qui crée les conditions d'un sentiment d'exclusion sociale, ils sont 72 % à penser que cela met à mal la cohésion dans la société.
Deux tiers des jeunes vivent dans un logement qui ne leur convient pas
Finalement, ces difficultés impactent réellement le choix du lieu dans lequel les 18-34 ans s'installent. Ils sont 40 % à ne pas habiter dans la ville dans laquelle ils préfèreraient vivre. Et 30 % des sondés ont renoncé à candidater à un emploi en raison de la complexité de trouver un logement à proximité.
Résultat, ils sont nombreux (69 %) à déclarer que leur logement ne leur convient pas. Des problèmes d'isolation acoustique, de chauffage, d'humidité et de taille reviennent plus souvent chez les jeunes que pour les autres sondés.
Et politiquement, à l'approche des élections municipales, ces questions semblent devenir un des enjeux majeurs. Les jeunes sondés sont près de deux tiers à être prêts à voter pour un candidat qui proposerait des mesures facilitant l'accès des jeunes au logement. Des arguments qui fonctionnent légèrement moins bien dans le reste de la population (54 %) mais restent une préoccupation importante.
Par Raphaël Barrou














