Canicule : des dilatations jusqu'à 7,5 cm mesurées sur des infrastructures

Alors que la France traverse son deuxième épisode de canicule de l'année, les effets des températures extrêmes ne se cantonnent pas au confort des habitants ou à la consommation énergétique. Les infrastructures elles-mêmes se déforment physiquement sous l'effet de la chaleur, et ces mouvements sont quantifiables.
Grâce à un réseau de 1 050 sondes déployées sur près de 100 infrastructures, les équipes de Sites, entreprise spécialisée dans l'inspection, le diagnostic et la surveillance structurelle des ouvrages, ont analysé le comportement thermique des structures lors des récentes vagues de chaleur.
Des écarts de température jusqu'à 15,6 °C
Les mesures font apparaître un écart moyen de 12 °C entre une période normale et une vague de chaleur. En région parisienne, cet écart peut grimper jusqu'à 15,6 °C, selon Sites.
Ces variations ont des effets directs sur les matériaux. Une structure en béton ou en acier de 100 mètres peut ainsi s'allonger d'environ 1,5 centimètre lors d'un épisode caniculaire. Pour une structure de 500 mètres, la dilatation peut atteindre 7,5 centimètres. Des mouvements imperceptibles à l'œil nu, mais dont la mesure précise conditionne, selon l'entreprise, un suivi fiable des ouvrages dans le temps.
Un enjeu de maintenance prédictive
Face à l'intensification et à la récurrence des épisodes climatiques extrêmes, Sites souligne l'importance de la surveillance instrumentée pour mieux comprendre le comportement réel des infrastructures et adapter les stratégies d'entretien et de maintenance.
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