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« Il faut sauver le logement neuf », estiment O. Salleron et G. Monod

Olivier Salleron, président de la Fédération Française du Bâtiment (FFB), et Grégory Monod, président du Pôle Habitat FFB, ont alerté ce jeudi sur une crise prochaine du logement neuf, et une probable pénurie de logements. Sur les huit premiers mois de l’année 2022, les ventes de logements neufs se sont effondrées, notamment en maison individuelle.
Publié le 20 octobre 2022

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« Il faut sauver le logement neuf », estiment O. Salleron et G. Monod - Batiweb

« Il faut sauver le logement neuf », a lancé Olivier Salleron, président de la FFB, à l’occasion du point de conjoncture du Pôle Habitat FFB ce jeudi. « La prochaine crise sera la pénurie de logements », a-t-il prédit.

Outre l’impact sur les Français, le président de la FFB a souligné la menace pour de nombreuses entreprises du bâtiment, alors que 30 % d’entre elles seraient déjà en danger, à cause de la conjoncture actuelle.

Pour éviter cette crise, Olivier Salleron a appelé à prendre des mesures fortes dans le cadre du projet de loi de finances 2023 (PLF 2023). Le président de la FFB s’est toutefois félicité de l’abandon des deux amendements concernant la fin anticipée du Pinel et le rabotage du prêt à taux zéro (PTZ).

 

Une chute brutale des ventes de logements neufs

 

Revenant sur les chiffres à fin août, Christophe Boucaux, délégué général du Pôle Habitat FFB, évoque une « crise rapide en maison individuelle », et une chute brutale des ventes de maisons neuves dans le secteur diffus, avec une moyenne nationale de -26,8 % sur les huit premiers mois de l’année (après +22,1 % en 2021). Bilan : la fédération prévoit environ 100 000 ventes pour l’ensemble de l’année 2022, contre près de 140 000 l’année passée. Même baisse dans l’individuel groupé et le collectif, avec respectivement -17,3 % et -9 % de ventes au premier semestre 2022.

Cette chute des ventes s’explique, selon le Pôle Habitat FFB, par un effet cumulatif de plusieurs facteurs négatifs, à savoir la remontée des taux des crédits immobiliers, l’inflation, la baisse du pouvoir d’achat, la hausse des prix des matériaux, et les surcoûts liés à la RE2020.

Dans ce contexte, le Pôle Habitat FFB propose plusieurs mesures, parmi lesquelles le rétablissement du PTZ à 40 % sans discrimination territoriale, le redressement de 25 % des plafonds d’opérations pris en compte pour le calcul du montant du PTZ, ou encore l’instauration d’un crédit d’impôt pour absorber les surcoûts liés à la RE2020.

Sans ces mesures, Grégory Monod estime que l'on se dirige « vers une catastrophe pour le logement neuf en France ».

 

Claire Lemonnier
Photo de une : Adobe Stock

Par Claire Lemonnier

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