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Immobilier : les prix et taux ont légèrement baissé depuis 3 mois

Publié le 09 avril 2024

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Dans leurs derniers bilans, SeLoger, MeilleursAgents, Century21, Orpi, et Laforêt, font état d’une baisse des prix immobiliers. Même si la baisse des taux des crédits immobiliers se confirme, les acquéreurs ne reviennent que timidement sur le marché immobilier.
Immobilier : les prix et taux ont légèrement baissé depuis 3 mois - Batiweb

SeLoger et MeilleursAgents publient les résultats de leur baromètre trimestriel concernant le marché immobilier à fin mars 2024.

Depuis le 1er janvier 2024, les prix immobiliers ont globalement baissé de 0,5 % sur l’ensemble de la France métropolitaine, pour un prix moyen au m2 de 3 087 €.

Dans les dix plus grandes villes françaises, les résultats sont toutefois disparates. Ainsi, à Rennes, Marseille, Montpellier, les prix immobiliers restent en légère augmentation, avec respectivement +0,1 %, +0,5 %, et +0,7 %. Nice est la ville qui enregistre la plus forte augmentation, avec +1,8 %.

À l’inverse, les prix ont légèrement baissé à Toulouse, Nantes, Lille et Lyon, avec -0,8 %, -0,9 %, et -1,1 %. Mais les trois villes qui enregistrent la plus forte baisse sont Paris, Strasbourg et Bordeaux, avec respectivement -1,8 %, -2,2 %, et -2,5 %.

À Bordeaux, les délais de transactions ne cessent de s’allonger, avec notamment +18 jours en trois mois.

 

Une baisse des prix et des taux qui devrait se poursuivre

 

En dépit d'un marché immobilier au ralenti, les Français restent optimistes pour les mois à venir, s’attendant à une baisse des prix et des taux dans les six prochains mois.

À ce jour, 61 % des Français trouvent que les prix immobiliers sont trop élevés, et 88 % pensent de même pour les taux des crédits immobiliers.

Après un an et demi de hausse continue, la baisse des taux devrait se confirmer, selon SeLoger et MeilleursAgents. Ainsi, après un pic à 4,35 % pour un prêt sur 20 ans en décembre 2023, le taux moyen baissait à 4 % en mars 2024.

Malgré une légère embellie et une hausse de 30 % des dépôts de dossiers depuis l’automne dernier, les candidats à l’emprunt restent toujours un tiers de moins qu’il y a un an, rappellent les deux spécialistes de l’immobilier.

 

Vers des jours plus radieux pour l’immobilier ancien ? 

 

D'autres réseaux immobiliers publient leur bilan et les tendances à venir. À en croire les chiffres d’Orpi, les prix au m2 dans l'ensemble du pays fléchissent de 3 % sur an. Les chiffres varient toutefois selon les sources : d'après Laforêt, le recul est de 4,7 %, tandis que Century21 note une baisse de 3,2 % pour les appartements et de 3,3 % pour les maisons.

Pour autant, l’érosion des prix n’a pas déclenché celle des ventes. Pour preuve : de début 2023 à début 2024, la baisse des transactions oscille entre 11,2 %, selon Century21, et de 19 % selon Orpi.

Encore une fois, les taux de crédits sont pointés du doigt, malgré une légère baisse qui n’impacte que depuis peu le marché immobilier, observe le président d'Orpi, Guillaume Martinaud. « Janvier et février ont été extrêmement difficiles. Mars est beaucoup plus souriant, on commence à avoir les données qui remontent, le moral revient », développe-t-il.

D’autant que Laforêt fait état d'un sursaut des transactions entre le dernier trimestre 2023 et le premier de 2024 (+0,5 %). La déflation des prix en Île-de-France, en particulier à Paris, n’y serait pas pour rien.

De son côté, Century21 note une plus grande fréquence des démarches en vue d'acquérir un bien (consultation d'annonces, demandes d'informations aux agences…). « Les prix se sont alignés, ils ont baissé, on retrouve une forme d'alignement de planètes qui nous rend enthousiastes pour les mois qui viennent », commente Charles Marinakis, président de Century21 France, tout en tempérant : « Ça ne va pas se concrétiser fin avril », mais plutôt « dans la deuxième partie de l'année »

Et de souligner d’importantes disparités entre les territoires. Ainsi, si les prix ont chuté de 12,1 % dans les Pays de la Loire, ils ont progressé de 4,4 % en Provence-Alpes-Côte d'Azur. Les grandes villes côtières demeurent prisées, une flambée des prix allant avec.

Les tensions sont également palpables dans la location, car beaucoup de ménages restent locataires faute de pouvoir accéder à la propriété. « Ce marché locatif, il souffre partout. Pas seulement dans les grandes villes », déplore Corinne Berec, vice-présidente d'Orpi.

 

Claire Lemonnier et Virginie Kroun
Photo de une : Adobe Stock

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