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Rénovation énergétique : le CESE appelle à renforcer les aides pour la rénovation globale

Dans un avis rendu ce mardi, le Conseil Économique Social et Environnemental (CESE) estime que le frein financier reste encore trop important pour accélérer la rénovation énergétique des logements. Dans ce contexte, il appelle à développer des prêts spécifiques et à augmenter le forfait accordé pour les rénovations globales.
Publié le 23 novembre 2022

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Rénovation énergétique : le CESE appelle à renforcer les aides pour la rénovation globale - Batiweb

Après la Cour des Comptes, c’est au tour du Conseil Économique Social et Environnemental (CESE) d’émettre son avis sur la politique de rénovation énergétique et de faire ses propositions pour l’améliorer.

Sans surprise, le CESE a estimé que le principal frein restait financier. Alors que dans le cadre de la loi Climat et Résilience, l’interdiction de location des passoires énergétiques entrera progressivement en vigueur, le CESE juge, dans un avis rendu ce lundi, que la rénovation énergétique – pas suffisamment aidée – ne peut être rendue obligatoire.

 

Lancer des nouveaux prêts spécifiques

 

Pour accélérer la rénovation énergétique, le CESE suggère d’explorer de nouvelles pistes de financement, et de lancer des prêts spécifiques. Il incite ainsi les banques à proposer des prêts « acquisition-amélioration » ou « réhabilitation énergétique », remboursables lors de la revente du logement, ou au moment de la succession du propriétaire.

Alors que 99 % des ménages sollicitent MaPrimeRénov’ pour des travaux « limités », représentant une aide moyenne de 3 000 €, le CESE souligne que la plupart des foyers n’ont pas les moyens d’engager une rénovation globale, représentant entre 25 000 et 60 000 € – bien qu’elle soit plus efficace, avec une réduction de moitié des consommations d’énergie. Ainsi, en 2021, seuls 1 000 dossiers MaPrimeRénov’ acceptés concernaient une rénovation globale, sur un total de 650 000 dossiers.

« La persistance d'un niveau trop élevé de reste à charge a pour conséquence d'encourager des travaux partiels du logement, loin de la rénovation globale qui seule permet un véritable changement des qualités thermiques » observe le CESE, qui estime que le constat d’échec est encore plus flagrant pour les copropriétés.

Dans ce contexte, le CESE appelle à augmenter le forfait accordé pour une rénovation globale, afin de le rendre beaucoup plus incitatif.

Pour rappel, le ministre délégué au Logement a annoncé, le 17 novembre, le lancement d’un Éco-PTZ couplé à MaPrimeRénov’ afin d’aider les ménages à financer le reste à charge. Cet Éco-PTZ, plafonné à 30 000 €, devrait être accessible à tous, sans conditions de ressources.

 

Claire Lemonnier
Photo de une : Adobe Stock

Par Claire Lemonnier

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