La SNCF condamnée pour l'arrêt des travaux de rénovation de la gare du Nord
Publié le 10 février 2026 à 14h25, mis à jour le 10 février 2026 à 16h57, par Raphaël Barrou

274 millions d'euros. L'amende est salée pour la SNCF, qui a été condamnée à la verser à une société concessionnaire à Paris de la gare du Nord, contrôlée par une filiale de la holding familiale des Mulliez, propriétaires d'Auchan ou Leroy Merlin.
En cause : l'interruption du contrat de rénovation de la gare en septembre 2021. Un projet dans lequel devaient être investis près de 600 millions d'euros afin d'achever les travaux de la gare du Nord avant les Jeux olympiques de Paris.
La SNCF a annoncé son intention de faire appel
« La société concessionnaire Gare du Nord 2024 se réjouit de la décision rendue ce jour par le tribunal administratif de Paris, qui reconnaît le caractère fautif de la déchéance du contrat de concession », a salué la société Gare du Nord 2024 dans un communiqué.
SNCF Gares et Connexions, filiale du Groupe SNCF, a admis être « au courant » de cette décision, contre laquelle elle a décidé de « faire appel », a indiqué un porte-parole à l'AFP.
Dans le contentieux sur la rénovation interrompue de la gare du Nord, qui oppose depuis 2021 la SNCF à la société Ceetrus contrôlée par la famille Mulliez, il s'agit d'un revers pour la SNCF. L'entreprise ferroviaire avait obtenu une première victoire judiciaire contre Ceetrus en 2023 devant le tribunal de commerce et reçu une indemnisation de 47 millions d'euros.
Une décision qui « rétablit les faits », selon la société Gare du Nord 2024
« Cette décision rétablit les faits et met en lumière la solidité de la position juridique du concessionnaire, ainsi que la qualité du travail conduit depuis l'origine par l'ensemble des équipes mobilisées sur ce projet d'intérêt général », estime la société Gare du Nord 2024.
SNCF Gares et Connexions, filiale de la SNCF chargée de la gestion du patrimoine immobilier de l'opérateur ferroviaire national, est condamnée à verser « 229 millions d'euros hors taxe, soit 274,8 millions d'euros toutes taxes comprises, assorties des intérêts moratoires aux taux de 8 % à compter du 23 février 2022, ainsi que de la capitalisation des intérêts le 23 février 2023 et à chaque échéance annuelle depuis cette date en réparation des préjudices subis du fait de la résiliation fautive du contrat de concession du 22 février 2019 », selon le texte du jugement consulté par l'AFP.
Avec AFP
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