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Evolite, le nouvel enduit monocouche allégé de Weber

Publié le 04 octobre 2026 à 12h00, par Virginie Kroun

En septembre, Weber, marque du groupe Saint-Gobain, a commercialisé sa dernière nouveauté : Evolite. Focus sur ce nouvel enduit allégé, aussi bien d'un point de vue masse que carbone.
Bruno Mamias, directeur national Prescription de Weber France, au salon Batimat du Paris Builders Show ©Virginie Kroun - Batiweb
Bruno Mamias, directeur national Prescription de Weber France, au salon Batimat du Paris Builders Show ©Virginie Kroun

Nous voilà au stand Saint-Gobain, à Batimat, salon du Paris Builders Show. Toutes les marques du groupe des matériaux de construction sont présentes, y compris Weber, qui nous présente son nouvel enduit monocouche pour façade Evolite.

Un produit testé en toute saison

 

« La technique d'enduit monocouche sur support neuf comme parpaing, briques ou béton, c'est vraiment une invention française », nous indique Bruno Mamias, directeur national Prescription de la marque en France, qui estime à 18 mois la durée de conception.

D'abord cinq à six mois d'identification des besoins auprès des professionnels façadiers, que ce soit en termes d'application, de logistique et d'approvisionnement quotidiennement sur chantier.

Viennent ensuite les trois à quatre mois de formulation du produit, puis la phase test sur une cinquantaine de chantiers, auprès de professionnels clients ou non clients de Weber. « On a voulu le faire sur toute la France, quelles que soient les régions, quelles que soient les habitudes des applicateurs. Le type de finition à réaliser entre une région où l'on fait que du gratté ou une région qui a plutôt l'habitude de faire du taloché, le moment où l'on intervient pour la fin de la finition n'est pas le même », nous détaille M. Mamias.

ll ajoute : «On a testé ça sur des maisons individuelles, sur des ouvrages collectifs, qu'ils soient construits en parpaing, en briques ou en béton, pour rencontrer une diversité de supports et de comportements de l'enduit qui peut être différent selon le support ».

Sans compter les différences climatiques. Six mois ont permis d'expérimenter Weber Evolite « à travers différentes saisons, d'une période hivernale à une période estivale. Pour vous dire, les derniers chantiers tests se sont faits un peu avant l'été, avec des températures qui allaient jusqu'à des 30°C voire, 35°C d'application », nous confie Bruno Mamias.   

« En participant aux essais de Weber Evolite, nous avons tout de suite apprécié son confort d’application. Le produit se gâche facilement, tolère un léger écart dans le dosage d’eau et offre une excellente glisse, ce qui réduit la fatigue sur chantier », témoigne dans un communiqué de la marque, Nicolas Peronnaud, gérant de l’entreprise toulousaine Nicolas Façades. 

« Son temps de séchage plus long est un véritable atout dans notre région, où nous travaillons souvent sous de fortes chaleurs : il apporte davantage de sérénité à l’application et limite les risques de défauts. Nous avons obtenu une très belle finition, avec un grain soigné et sans phénomène de bullage », abonde le façadier. 

Lissage de l'enduit Evolite de Weber Weber
Lissage de l'enduit Evolite de Weber ©Weber

Un intérêt pour la profession... comme la distribution


S'il ne nous donne pas les détails de la recette industrielle, Bruno Mamias nous parle de la présence habituelle de sable, chaux aérienne, de ciment blanc, mais aussi des hydrofuges pour l'imperméabilisation, de microfibres pour la cohésion du produit et d'« un peu de chimie » pour réduire la densité, alléger le produit et accélérer le malaxage.

Selon le directeur national Prescription de Weber, cette dernière étape passerait de 4-5 minutes pour les enduits classiques à 2 minutes sur l'enduit Evolite. Le confort d'application joue sur les problématiques de main-d'oeuvre, alors que « des entreprises ont évolué dans leurs organisations. Maintenant on a aussi des entreprises qui travaillent à deux. Et à deux, on ne fait pas le même travail qu'à trois. Cela veut dire qu'il faut un aussi produit facile à travailler ».

Sur l'aspect pénibilité, un sac Evolite pèse 20 kg, contre 25 kg habituellement et pour un rendement d'un m2 conservé par sac. Ce qui peut répondre à des enjeux de logistique et «l'aspect logistique, c'est un point clé parce qu'un transport d'un sac de 25 kg et un transport d'un sac de 20 kg, suivant les endroits où on va, forcément le 5 kg peut coûter cher », notamment pour la distribution.

Une solution conforme à la RE2020 ?

 

Weber Evolite a également son intérêt pour la prescription, car M. Mamias souligne le poids carbone du produit, estimé à « 3,81 kg d'équivalent CO2», sur tout son cycle de vie (50 ans), sur couche de 12 mm d'épaisseur et 1 m2 d'unité fonctionnelle (UF). En témoigne sa fiche de déclaration environnementale et sanitaire (FDES), qui établit le poids carbone du produit à 3,10 kg éq. CO2/UF sur le scope production, de 1,39 kg éq. CO2/UF  en construction, de -1,13 kg éq. CO2/UF lors de l'utilisation et à 0,452 kg éq. CO2 en fin de vie. 

En comparaison, la FDES de la gamme weberpral F & G montre un changement climatique total de 4,9 kg éq. CO2 /UF sur l'ensemble du cycle de vie, tandis que la fiche de la gamme weberlite F & G affiche 4,36 kg éq. CO2 /UF. Et ce « quand des valeurs syndicales vont être au-dessus de 5 », affirme le directeur national Prescription de Weber. 

Le Syndicat national des mortiers industriels (SNMI) retient d'ailleurs, dans sa FDES collective sur le mortier d'enduit minéral de septembre 2021, un impact de réchauffement climatique à hauteur de 5,65 kg éq. CO2/UF. 

Quid de l'application d'Evolite en rénovation ? « On est quand même sur un produit plutôt neuf. On peut le mettre en rénovation, mais c'est vrai que la conception (allègement, supports d'intervention, etc.) cible un petit peu plus le neuf », nous répond le directeur national prescription de Weber, chez qui il y a  « une offre dédiée aussi à la rénovation, qui sont les gammes George Weber et Tradical. Parce qu'en rénovation, on va nous demander d'autres fonctionnalités, des teneurs en chaux aérienne encore plus importantes, pour être compatibles avec des anciens supports en pierre, des anciennes maçonneries, etc. ».

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Virginie Kroun
Journaliste - Batiweb

Virginie Kroun est journaliste au sein de la rédaction de Batiweb. De la presse BD durant ses études, elle atterrit en 2021 dans l’univers BTP, dont elle ne se lasse pas. Si elle couvre tous les thèmes du secteur, Virginie a ses sujets de prédilection : justice, patrimoine, prévention et matériaux biosourcés.

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