À Rennes, la Vilaine bientôt remise au jour après la démolition d’un ancien parking

La première phase du chantier « hors norme » engagé dans le centre-ville de Rennes pour remettre au jour la Vilaine touche à sa fin. Les derniers mètres de la dalle qui recouvrait jusqu’ici un parking sont actuellement en cours de démolition, a annoncé jeudi 7 mai la maire de la capitale bretonne, Nathalie Appéré.
Lors d’une visite du chantier organisée pour la presse, l’élue socialiste a rappelé « l’ambition climatique mais aussi la volonté d'embellissement de la ville » portée par ce projet d’aménagement urbain.
Une dalle de béton démolie depuis une barge flottante
Jeudi matin, une pelle mécanique installée sur une barge flottante procédait à la démolition, élément par élément, des deux kiosques de l’ancien parking, jusqu'au broyage total de la dalle de béton.
Construit en 1963, à une époque marquée par l’essor de l’automobile et la nécessité de créer des capacités de stationnement dans l’hyper-centre, cet ouvrage recouvrait près de 6.600 m² de la Vilaine sur une longueur de 270 mètres.
Une fois la phase de démolition achevée, le chantier entrera dans une nouvelle étape qui s’étendra jusqu’à mi-2028. Elle prévoit la réalisation de plusieurs aménagements, dont une passerelle, des pontons et des gradins, ainsi que la végétalisation du site avec la plantation de 200 arbres. L’objectif affiché est de créer un « îlot de fraîcheur » au cœur de la ville.
Nathalie Appéré a rappelé les projections climatiques locales, selon lesquelles Rennes pourrait connaître « un climat équivalent à celui de Toulouse » à l’horizon 2050.
Un projet urbain estimé à 29 millions d’euros
Nathalie Appéré a également affirmé que la suppression du parking d’environ 300 places n’avait pas eu « d’impact sur la fréquentation du centre-ville », en s’appuyant sur des données GPS.
Du côté des riverains, Gilles Philippart, 50 ans, interrogé par l'AFP, se dit pour sa part satisfait de la transformation du site. Il se réjouit désormais de profiter d’une « jolie vue sur la rivière » depuis son appartement, qui donnait auparavant sur un parking jugé « pas très élégant ».
Le budget global du projet, porté par la ville et la métropole, s’élève à 29 millions d’euros.
Plusieurs collectivités ont déjà engagé des opérations similaires de réhabilitation de leurs cours d’eau, à l’image de Séoul en Corée du Sud, Utrecht aux Pays-Bas ou encore Quimper dans le Finistère.
Avec AFP
Ne manquez plus l’actualité du bâtiment ! Inscrivez-vous à la newsletter pour recevoir directement dans votre boîte mail les dernières actus du BTP Je m’abonne gratuitement → |














