La végétalisation, facteur permettant de lutter contre la chaleur selon l'Inserm
Publié le 16 février 2026 à 14h30, mis à jour le 16 février 2026 à 17h25, par Raphaël Barrou

À Paris, les quartiers les plus végétalisés protègeraient davantage des conséquences des canicules.
L'Inserm, à l'origine de l'étude faisant ce constat, considère ainsi que la végétalisation est une variable plus importante que les inégalités socio-économiques dues à la vulnérabilité aux fortes températures.
« Les arrondissements les plus végétalisés présentent un risque plus faible de décès lors des périodes de forte chaleur », résume l'Inserm dans un communiqué sur cette étude. Celle-ci est parue fin janvier dans la revue npj Urban Sustainability, et a été réalisée conjointement avec l'Institut pour la santé mondiale de Barcelone (ISGlobal) et la London School of Hygiene & Tropical Medicine.
Les quartiers les plus anciens sont les plus touchés
L'Europe est de plus en plus touchée par les canicules estivales, sur fond de réchauffement climatique, avec des effets dangereux sur la santé. Ainsi, une étude parue dans Nature Medicine estime que plus de 60 000 personnes sont mortes à cause de la chaleur en 2024 sur le continent. En France, on estime qu'il y a eu 2 451 victimes.
« Contrairement aux idées reçues, les arrondissements les plus aisés de Paris sont, en moyenne, plus vulnérables à une surmortalité liée aux fortes chaleurs », explique le chercheur Hicham Achebak, principal auteur de l'étude, cité dans le communiqué de l'Inserm.
Une moindre présence d'espaces verts, ainsi que des bâtiments plus anciens, sont des explications avancées. En effet, les immeubles construits avant 1970 sont moins bien isolés et la végétalisation peut passer de 1,4 % dans le 2ème arrondissement à 20,4 % dans le 13ème.
D'après une étude de l'Agence Nationale pour la Rénovation Urbaine et Harris Interactive, l'été 2022 et ses vagues de chaleur ont été plus éprouvants pour les Français habitants les quartiers populaires.
La végétalisation, sujet important du scrutin municipal
En mars, les Parisiens se choisiront un nouveau maire, ce qui pourrait influer sur la politique de la capitale vis-à-vis de la végétalisation. En janvier, la fédération France nature environnement (FNE) avait publié 110 propositions à l'attention des candidats.
Celles-ci invitaient les élus à poursuivre dans la même direction que son plan biodiversité 2025-2030 adopté en avril 2025.
Un texte qui vise notamment à miser sur l'installation de haies « propices à la petite faune » dans les arrondissements centraux ou encore une désimperméabilisation des bords de Seine.
Avec AFP
Ne manquez plus l’actualité du bâtiment ! Inscrivez-vous à la newsletter pour recevoir directement dans votre boîte mail les dernières actus du BTP Je m’abonne gratuitement → |














