Municipales : les propositions de FNE Paris pour végétaliser la capitale
Publié le 15 janvier 2026, mis à jour le 15 janvier 2026 à 17h12, par Virginie Kroun

À l’approche des municipales de mars 2026, la fédération France Nature Environnement (FNE) de Paris a publié le 13 janvier 110 propositions.
Celles-ci prônent une végétalisation « plus efficace » de la capitale, qui a adopté un plan en ce sens avril dernier.
Mais les réponses sous l’actuelle mairie de Paris, bien que saluées, ne sont « pas à la hauteur des enjeux ».
Développer la résidence principale pour limiter les gaz à effet de serre
Les recommandations du mouvement de « lever les blocages à la rénovation du bâti ». En particulier pour les copropriétés privées, alors que 260 ont été rénovées énergétiquement de 2014 à 2020. Dans cette idée, professionnaliser les syndics de copropriétés et renforcer l’Agence parisienne du climat serait nécessaire.
Et de soutenir un « Paris habité », par l’interdiction de nouvelles résidences secondaires sur certaines zones voire la renonciation à créer « toujours plus de bureaux ».
« Plus vous développez de la résidence principale, plus vous diminuez les émissions de gaz à effet de serre parce que vous permettez à des gens qui ne peuvent pas vivre à Paris d'y vivre donc vous réduisez l'impact sur les déplacements », a justifié devant la presse Yves Contassot, ex-adjoint à l'Environnement de Bertrand Delanoë (PS) et co-président de l’organisation apartisane.
Mieux sanctuariser les espaces verts existants
Le plan du FNE Paris appelle en outre à augmenter les espaces verts. Notamment en récupérant les espaces privés et en plantant des arbres à haute tige, afin de « pallier les effets négatifs d'une hyper densification ».
Autre préconisation : la sanctuarisation des espaces existants. Les Bois de Vincennes et de Boulogne sont cités comme exemples, ainsi que la ceinture parisienne.
Côté gouvernance, l’organisation plaide pour renforcer les pouvoirs de la Métropole du Grand Paris. Particulièrement dans la protection des corridors écologiques et le rééquilibrage de l’emploi entre Paris et la banlieue francilienne.
« En 25 ans, on est passé de 900 000 personnes qui n'habitent pas Paris et y viennent chaque jour, à un 1 050 000 personnes alors que la tendance aurait dû être inverse », déplore la structure.
Par Virginie Kroun (avec AFP)














