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Réaménagement autour de la Tour Eiffel : le projet rejeté par la cour administrative d'appel de Paris

Publié le 17 avril 2023

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Le projet de végétalisation et piétonnisation de la zone entre la tour Eiffel et le Trocadéro ne verra donc pas le jour pour les Jeux Olympiques 2024, après un rejet de la cour d'appel administrative d'appel de Paris. La mairie de Paris envisage un recours devant le Conseil d'État, tandis que l'opposition LR salue la décision de justice.
Réaménagement autour de la Tour Eiffel : le projet rejeté par la cour administrative d'appel de Paris - Batiweb

Le projet de végétalisation et de piétonnisation entre la tour Eiffel et le Trocadéro, prévu par la mairie de Paris pour les Jeux olympiques de 2024, a subi un autre revers judiciaire.

La cour administrative d'appel de Paris a rejeté la requête de la mairie de Paris, qui demandait l'annulation de la décision du préfet de police s'opposant aux travaux. Le préfet avait craint des reports de circulation importants et des retenues qui pourraient gêner l'intervention des secours.

La mairie de Paris n'a pas apporté les démonstrations suffisantes

 

La cour administrative d'appel a estimé que l'ex-préfet de police n'a commis aucune erreur de droit en estimant que le nouvel aménagement risquait d'entraîner des retenues sur les voies qui la desservent, ainsi que des reports de circulation sur les avenues adjacentes.

La mairie n'a pas apporté les démonstrations suffisantes sur deux demandes de la préfecture : celle « d’élargir à trois mètres la voie réservée aux véhicules de sécurité et de secours du quai Branly », et « la mise en place d'une meilleure gestion de la régulation des feux ».

Le projet, chiffré à 110 millions d'euros et très contesté par les riverains notamment, ne verra donc pas le jour pour les Jeux Olympiques.

L'adjoint à l'urbanisme, Emmanuel Grégoire, a réagi en indiquant qu'il étudiait la possibilité de déposer un recours devant le Conseil d'État. « La volonté politique de l'exécutif de gauche n’a pas changé », insiste le premier adjoint qui entend « mettre à jour les études de trafic », demandées par la préfecture de police.

L'opposition LR, représentée par la maire du 7ème arrondissement, Rachida Dati, s'est félicitée de cette décision de justice démontrant selon elle « l’amateurisme de la mairie : absence d'anticipation, risque d'embolie de circulation, le tout pour un coût faramineux ».

 

Marie Gérald (Avec AFP)

Photo de une : © AdobeStock

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